Tour de France 2012
06 juillet 2012 19:13; Act: 06.07.2012 19:44 Print
«S’il n’y a pas de fracture je continuerai»
Frank Schleck, blessé dans une chute à 26 km de l’arrivée à Metz a sans doute perdu toute chance de gagner le Tour vendredi après-midi.Mais il est prêt à continuer.
Les quelques espoirs de victoire finale de Frank Schleck sur le Tour de France 2012 se sont envolés, hier, lors de la 6e étape entre Épernay et Metz. Pris dans une énorme chute à 26 km de l’arrivée à Metz, le Luxembourgeois gardera un triste souvenir de cette arrivée toute proche du Grand-Duché.
La réaction de Fabian Cancellara«Je continue en essayant de garder ce Maillot Jaune le plus longtemps possible, mais je sais bien que demain le vent va tourner. Nous abordons les ascensions difficiles, et je sais que déjà que cela signifiera la fin de mon voyage en jaune.
C'était fou cette étape avec des chutes dès le début de la journée, jusqu'à cette dernière à 25 km de l'arrivée. Nous roulions très vite, et je suis heureux d'avoir pu rester sur mon vélo à cette vitesse. Je roulais à côté de Vigano, et nous nous sommes même touché, j'ai été déséquilibré mais j'ai pu continuer. Ensuite, le temps de voir qui était encore sur ses roues, nous avons réalisé que Frank n'était pas parmi nous, mais il était trop tard pour l'attendre. D'autant plus que nous avons un autre leader, Andreas (Klöden), qui était dans le bon groupe. Maintenant les plans vont changer, et il faut voir de quelle façon nous allons utiliser Frank. Il a perdu du temps, mais nous allons continuer à faire ce que nous avons à faire, comme toujours. Et même si Frank a perdu trois minutes aujourd'hui, je ne le vois pas dire ‘Ok, c'est fini'. Il peut encore mettre la pression sur certaines équipes, et cela peut changer la donne. Ce qui est certain, c'est que jusqu'à la fin RadioShack ne lâchera rien».
Alors que le peloton réduit à une soixantaine de coureurs dont les principaux favoris du Tour partait en chasse des quatre échappés du jour pour se disputer au sprint la victoire d’étape, Frank Schleck pointait lui à 2’46 dans un groupe attardé en compagnie d’Alejandro Valverde, Pierre Rolland, Michele Scarponi, ou Edvald Boasson Hagen. Le coureur de RadioShack Nissan et son groupe n’ont pu réduire leur retard sur la ligne d’arrivée qu’à 2’09. Bien loin de Peter Sagan, vainqueur de sa troisième étape sur le Tour 2012, devant André Greipel et Matthew Goss. Mark Cavendish avait pour sa part perdu toute chance de gagner sa deuxième étape sur ce Tour dans la chute.
Robert Gesink leader de la formation Rabobank est l’un des autres grands perdants du jour avec 3’31 de retard à l’arrivée. Ryder Hesjedal vainqueur du Tour d’Italie cette année a lui perdu plus de 13’. Andreas Klöden prend la 9 e place au général, Maxime Montfort est 10 e.
Touché, Frank Schleck semblait passablement agacé à l’arrivée à Metz et souffrait visiblement des séquelles de la chute. «J'ai mal partout, à l'épaule, à la jambe, à la hanche.S’il n’y a pas de fracture je continuerai », assurait-il, tentant de se rassurer en se disant que
«d’autres ont eu moins de chance que lui dans les chutes sur ce Tour». A côté du bus de RadioShack-Nissan, le père du coureur luxembourgeois Johny Schleck semblait affecté. « J’ai vu la chute et j’espérais qu’il ne soit pas dedans. Je lui avais encore conseillé ce matin de ne pas rester toujours en tête en fin de course car il y a eu beaucoup de chutes à ce niveau là depuis le début. Là c’est tombé au milieu. C’est comme ça, on y peut rien », soulignait le père du Mondorfois.
Si certains tentaient de se rassurer en se disant que ces deux minutes de perdues pourraient lui donner davantage de latitude pour la suite de la course, Johny Schleck semblait nettement moins optimiste. « Cela dépend. Oui il peut avoir plus de liberté mais encore faudrait-il qu’il ne souffre pas trop. Apparemment, il a mal à la hanche, et à l’épaule déjà touchée sur le Giro. S’il a trop mal, il ne pourra rien faire ».
On pourrait toutefois se demande pourquoi le leader annoncé s’est retrouvé seul à tenter de revenir sur le groupe des favoris et pourquoi aucun de ses coéquipiers ne l’a attendu pour l’aider. « J’ai discuté avec Alain Gallopin. Il m’a expliqué que de toute façon ce n’était pas la peine car avec des équipiers il aurait peut être repris 10 » de plus mais pas davantage car à l’avant tout le monde était à bloc ». L ‘équipe RadioShack-Nissan disposait dans ce premier groupe de plusieurs coureurs dont Andreas Klöden qui devrait désormais porter seul les ambitions de l’équipe luxembourgeoise.
«Nous verrons. Je vais consulter le médecin et voir si des examens sont nécessaires. J’ai mal à la hanche au coude à l’épaule et j’ai du mal à respirer sans doute à cause d’un choc aux côtes. J’ai perdu du temps mais c’est comme ça. Cette année le Tour ne m’était déjà pas très favorable à cause du parcours. Mais j’étais confiant pour demain. Nous allons voir l’étendue des dégâts et peut être faudra-t-il changer la tactique de l’équipe. Je m’estime déjà chanceux que ce ne soit pas plus grave que cela », insistait Frank Schleck. « Décidément c’est une mauvaise saison » concluait son père.
(Nicolas Martin)

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Et le code de la route ?
Toujours des chutes, depuis que les Schlecks sont en vitrine du cyclisme. Il est temps d'appliquer des mesures de sécurité : des pneus larges, des tenues avec protections, et surtout, respect des distances de sécurité. C'est ridicule là , de tomber comme des dominos derrière le 1er qui perd l'équilibre.
toujours de si et encore des si
et la montagne accoucha d'une souri:
Raz le bol des Schleck
Raz le bol des Schleck, ils prouvent qu'ils ne sont rien mais rien du tout aller encore un petit jour puis ce sera l'abondant
Ras le bol?
Alors ne lisez pas d'article sur lui et laissez le en paix.