Moquerie

21 mai 2019 15:45; Act: 23.05.2019 08:48 Print

«Ça c'est un lancer version Luxembourg»

LUXEMBOURG - Les commentateurs de «beIN Sports» se sont gentiment moqués du Grand-Duché, au moment d'évoquer le parcours d'Alfonzo McKinnie, lors des finales de conférence en NBA, lundi.

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Du Luxembourg aux finales NBA, le conte de fées d'Alfonzo McKinnie a tout du récit hollywoodien cher aux Américains. Titulaire pour la première fois en play-offs avec les Golden State Warriors lors des finales de conférence contre Portland lundi soir, l'ancien joueur des East Side Pirates de Berbourg-Wasserbillig a connu des fortunes diverses, et suscité les taquineries du commentateur français de la chaîne beIN Sports.

Alors qu'il se présentait aux lancers francs, le consultant Chris Singleton et le journaliste Tony Masson ont tout d'abord qualifié «d'étonnant» son passage par le Grand-Duché avant de gentiment moquer son raté sur la ligne des lancers, quelques secondes plus tard: «Ça c'était le lancer franc version Luxembourg».

Une petite plaisanterie pas bien méchante. Moins en tout cas que le «crossover» ravageur de la star adverse Damian Lilliard en début de seconde mi-temps. Venu défendre sur le meneur des Blazers, l'Américain de 26 ans s'est retrouvé au sol sur le mouvement rapide du All-Star, qui a tout de suite enchaîné avec un tir à trois points longue distance.

Un «highlight» pas vraiment à l'image de la rencontre d'Alfonzo McKinnie, qui a répondu présent avec un honorable 5/12 au tir pour douze points au total, mais surtout un panier décisif dans les dernières minutes de la prolongation.

«Ce mec est passé du Luxembourg aux finales NBA»

Son équipe des Warriors s'est d'ailleurs imposée 119-117 à Portland pour avancer vers sa cinquième finale NBA consécutive. La première pour Alfonzo McKinnie, qui devient bien évidemment le premier joueur à avoir évolué au Luxembourg, à atteindre de tels sommets.

«Ce mec est passé du Luxembourg aux finales NBA», a commenté son coéquipier Klay Thompson, dans les vestiaires après le match. «C'est un sentiment surréaliste pour moi. Aucun mot ne peut décrire ce que je vis. Je repense à mon parcours, là où tout a commencé». En Nationale 2 luxembourgeoise, à Berbourg-Wasserbillig...

(Thomas Holzer/L'essentiel)