États-Unis

03 mai 2018 21:58; Act: 03.05.2018 22:18 Print

Des cheerleaders contraintes à poser nues

Le monde du football américain est en émoi à la suite de révélations du «New York Times» concernant les pom-pom girls des Washington Redskins.

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Les Redskins de Washington sont au cœur d'un scandale lié à leurs cheerleaders. (photo: AFP)

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Engagées par la franchise de NFL de la capitale américaine, certaines cheerleaders des Redskins étaient loin de s'imaginer que d'autres missions humiliantes les attendraient. Lors d'un voyage et d'une séance photos en 2013 au Costa Rica, plusieurs de ces femmes ont raconté au «New York Times» comment elles avaient été contraintes de poser nues sous le regard d'importants partenaires de l'équipe et à les accompagner en boîte de nuit.

La délégation avait rejoint l'Amérique centrale en vue de la confection du calendrier annuel des cheerleaders des Washington Redskins, qui ne comporte pas de nudité sur ses pages. Ça n'avait pas empêché des membres du staff d'exiger que certaines pom-pom girls retirent le haut de leur bikini et posent dans des postures suggestives.

D'autres n'étaient pour leur part «vêtues» que de peintures corporelles. L'inquiétude avait commencé à gagner les jeunes femmes lorsque des représentants de l'équipe avaient récolté tous leurs passeports, rendant leur identification officielle impossible.

En boîte avec des invités après 14 heures de travail

Sauf que des invités particuliers, tous masculins, avaient également été conviés à la séance. Il s'agissait principalement de sponsors de la franchise et de propriétaires de loges au stade FedEx Field de la capitale. Les choses se sont encore empirées pour neuf de ces 36 cheerleaders en soirée.

Après une journée de… 14 heures de travail, ce groupe de jeunes femmes a reçu l'ordre d'aller se préparer pour accompagner les invités triés sur le volet en boîte de nuit. Certaines «élues» se sont alors mises à pleurer. «Ils ne nous ont pas mis un revolver sur la tempe, mais c'était obligatoire d'y aller», a révélé l'une des cinq victimes à avoir accepté de témoigner anonymement pour le «NY Times».

De son côté, Stephanie Jojokian, directrice et chorégraphe des Redskins, a réfuté les accusations portées par les jeunes femmes, soulignant que la sortie nocturne n'avait eu aucun caractère obligatoire. «Chaque cheerleader des Redskins est contractuellement assurée de conditions de travail sécuritaires et constructives», a par ailleurs communiqué la franchise.

(L'essentiel/duf)