Basketball

17 octobre 2021 12:16; Act: 17.10.2021 13:37 Print

La NBA n'a pas atteint le 100% de vaccinés

A défaut de pouvoir imposer aux joueurs la vaccination contre le Covid-19, la NBA et ses franchises auront tout tenté pour atteindre les 100% d'injectés avant le début de saison sans y parvenir.

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La star des Nets Kyrie Irving pourrait ne pas jouer cette saison. (photo: AFP/Jared C. Tilton)

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Un homme incarne la résistance au vaccin dans la Ligue nord-américaine de basket: Kyrie Irving, une de ses grandes stars, membre du fameux «Big3» (avec Kevin Durant et James Harden) des Brooklyn Nets, favoris pour succéder aux Milwaukee Bucks au palmarès.

Sauf que le meneur de 29 ans ne devrait non seulement pas démarrer la saison, mais pourrait ne pas la jouer du tout. Car ses dirigeants l'ont écarté de l'équipe, tant qu'il refusera la vaccination.

Irving écarté par les Nets

À New York, pour lutter contre la pandémie, la municipalité interdit aux personnes non vaccinées âgées de douze ans et plus de participer à de grands rassemblements publics en intérieur. Décret qui empêche donc les sportifs professionnels concernés de s'entraîner et de disputer les matches à domicile.

Dans le cas d'Irving, qui refuse de se faire immuniser, cela représente au moins 41 matches manqués, sans compter ceux d'éventuels play-offs. Or, s'ils ont pu convaincre la municipalité de lui permettre de s'entraîner, car leurs installations sont dans un bâtiment privé, les Nets n'ont finalement pas accepté que leur star ne soit «disponible que partiellement».

Cette décision retentissante constitue le point culminant du conflit opposant la NBA aux réfractaires à la vaccination, qui sont passés de 10% du contingent avant les stages de présaison à 4%, selon divers médias.

Réduction de salaire

Parmi cette vingtaine de joueurs, la plupart gardent l'anonymat. D'autres ont revendiqué leur choix, comme la star des Wizards, Bradley Beal, ou l'ailier des Nuggets, Michael Porter Jr, nullement pénalisés comme Irving, leurs villes de Washington et Denver n'ayant pas pris de mesure similaire à celles en vigueur à New York, San Francisco et Los Angeles, qui concernent donc les Nets, les Knicks, les Warriors, les Lakers et les Clippers.

À Golden State, le cas d'Andrew Wiggins a démontré que la pression mise sur les joueurs pouvait fonctionner. Après que la NBA a refusé l'argument d'ordre religieux brandi par l'ailier pour refuser la vaccination, ce dernier a finalement décidé de s'y soumettre. Pour pouvoir jouer tous les matches, pas uniquement ceux à l'extérieur, et surtout percevoir l'intégralité de son salaire.

Car la Ligue, en accord avec le syndicat des joueurs (NBPA), a décidé que ceux qui manqueraient des matches en raison de leur refus de se conformer aux obligations locales en matière de vaccination verraient leur salaire réduit. Pour Irving, tant qu'il reste sur sa position, cette perte s'élèvera à 381 000 dollars par rencontre.

«Je fais ce qui est le mieux pour moi»

Obliger les joueurs à se faire injecter le vaccin, la ligue y a fortement pensé. Mais elle s'est heurtée au refus catégorique de la NBPA, dont Irving est un des vice-présidents.

Alors, elle a mis en place des protocoles sanitaires pour la saison qui vient, très contraignants pour les joueurs non vaccinés, qui vont de tests quotidiens aux repas en solitaire, en passant par des possibilités de sorties et des interactions très limitées avec l'extérieur.

Ni ces restrictions, ni les millions de dollars potentiels de manque à gagner, ni sa mise à l'écart, n'ont fait plier Irving, qui s'est expliqué sur son choix: "Je ne suis l'avocat d'aucun camp. Je fais ce qui est le mieux pour moi. J'en connais les conséquences et si cela signifie que je serai jugé et diabolisé pour cela, tant pis".

(L'essentiel/AFP)