Tennis au Luxembourg

18 septembre 2021 10:00; Act: 18.09.2021 12:12 Print

«On peut corder jusqu'à 50 raquettes par jour»

LUXEMBOURG - Le Luxembourgeois Renato Dos Santos s'occupe depuis onze ans de corder les raquettes des joueuses du tournoi WTA de Luxembourg.

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Il pourrait presque corder une raquette les yeux fermés. Renato Dos Santos, 39 ans, s’occupe depuis onze ans avec sa collègue Margo Struik, de préparer les raquettes qui font briller les joueuses sur les courts du BGL BNP Paribas Luxembourg Open. Ce mercredi midi, comme une araignée, le résident de Differdange tisse machinalement sa toile sur le tamis de l’Indienne Sania Mirza, engagée dans le tableau du double. Pendant notre échange d’une trentaine de minutes, il viendra à bout de deux modèles. «On peut corder jusqu’à 50 raquettes par jour. Ça arrive qu’on ait mal au bout des doigts le soir», s’amuse ce fan de Rafael Nadal et de Roger Federer.

Aux portes du CK Sportcenter de Kockelscheuer, on entre et on sort comme dans un moulin de la petite pièce des cordeurs. Les coaches et les joueuses y défilent pour venir récupérer leurs outils de travail ou formuler leurs exigences. Comme la Suissesse Belinda Bencic, ce matin-là. «Au début, les joueuses nous font corder une raquette pour tester la tension, puis elles reviennent avec trois ou quatre modèles en plus. La tension peut varier d’une surface à une autre et en fonction de la température, donc elles peuvent avoir à la réajuster d’un tournoi à un autre», souligne le Luxembourgeois. Certaines engagées décident parfois en plein match de changer de cordage. «Mardi, Nuria Párrizas Díaz m’a fait parvenir ses raquettes pendant sa rencontre contre Greet Minnen (perdue 7-6, 6-7, 7-6)», raconte Renato Dos Santos.

Des demandes saugrenues

Le reste de l’année, le Differdangeois ne quitte pas son repaire qui abrite le magasin de tennis du complexe. «Le tournoi change pas mal notre quotidien, note Renato Dos Santos. C’est toujours sympa de croiser les joueuses. Ce sont souvent des filles de la nouvelle génération, après on est contents de les voir à la télé. Vous voyez Emma Raducanu qui a remporté l’US Open? Elle devait participer cette année». Si au fil du temps une relation de confiance s'installe avec certaines, d’autres demeurent bien moins sympathiques. «Ça arrive que des joueuses soient stressées et désagréables. Je remarque que ce sont souvent celles qui n’ont pas gagné grand-chose», théorise le cordeur.

En onze ans de service, il a aussi été marqué par les demandes saugrenues de plusieurs participantes. «Une année, une joueuse nous a demandé que ses raquettes ne touchent pas celles des autres engagées, certainement par superstition». D’autres viennent parfois le trouver pour lui soumettre des demandes plus larges. Comme la Française Alizé Cornet, qui lui a réclamé en début de semaine, un ballon de football pour parfaire son échauffement. Tout est dans les cordes de Renato.

(Nicolas Grellier/ L'essentiel )

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