Coupe du monde

12 juin 2018 13:11; Act: 13.06.2018 15:21 Print

«Au Japon, tout le monde me reconnaît»

Eiji Kawashima, gardien du FC Metz la saison dernière, est l'un des vétérans de ce Mondial 2018.

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Kawashima est une véritable star dans son pays, le Japon. (photo: AFP/Dirk Waem)

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«L'essentiel»: Le foot est-il un sport populaire au Japon?

Eiji Kawashima: Ce n'est pas le sport numéro un, car il y a le base-ball. Mais on peut dire que le foot vient juste après.

Vous êtes donc une véritable icône du sport au pays...

Oui, il y a quelques joueurs comme ça qui sont très célèbres. Le fait de jouer en Europe compte énormément, mais il y a de plus en plus de Japonais qui jouent à l'étranger. Au Japon, on me reconnaît. En Europe, on me laisse tranquille.

Parlez-nous des fameux «Kawashima Tour»...

À l’époque, lorsque je jouais en Belgique, il n’y avait pas Internet pour suivre l’actualité du foot européen, alors grâce à des voyages organisés, des groupes de Japonais (NDLR: surtout de Japonaises) venaient à la fois pour me voir jouer, mais aussi pour rencontrer et découvrir la culture européenne.

Maintenant, vous avez 35 ans et vous êtes l'un des leaders du Japon...

Je me sens jeune. Mais j’ai 35 ans. Je suis le plus vieux. J’ai plus d’expérience comme joueur et comme personne. Je vais essayer de faire de mon mieux pour l’équipe... Je ne pense pas être le leader de la sélection. Mais dans la culture du Japon, le plus âgé doit avoir plus de responsabilités.

Quels seront vos objectifs en Russie?

On regarde haut, mais on doit être réalistes. Ce serait bien déjà de sortir du groupe.

Vous vous voyez jouer encore longtemps?

La sélection, c’est toujours une fierté, l’endroit qui mérite qu’on donne tout. J’ai envie de rester au niveau jusqu’à 40 ans, après on verra. Pourquoi pas devenir ensuite entraîneur des gardiens.

Résultats et statistiques

(Philippe Di Filippo/L'essentiel)

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