Le téléphone qui peut tout
À l’origine, un téléphone servait à téléphoner. Un concept presque ringard face aux smartphones et à leurs applications.

Dans les halles du CeBIT, se côtoient les téléphones mobiles les plus modernes. Ultra-légers, ultrarapides, de moins en moins gourmands en énergie... Les superlatifs abondent. «Un mobile, aujourd’hui, c’est un assistant de vie avec lequel on peut aussi téléphoner», dit Hartwig von Sass, porte-parole du salon.
Intelligent, il sauve des vies. Une école de médecine allemande a développé un système inédit. Si le cœur d’un patient cardiaque déraille, la puce électronique de son stimulateur alerte son portable qui contacte les secours.
Variante terre-à-terre: un logiciel détecte une fuite d’eau sous le parquet, prévient le smartphone qui alerte le plombier... et le propriétaire. Avec le programme «Sleep Cycle», le smartphone, posé sur le matelas, capte l’agitation nocturne de son propriétaire et déclenche l’alarme matinale au meilleur moment pour son rythme biologique.
Aiptek a créé un projecteur grand comme un étui à lunettes (Pocket Cinema T30) qui, combiné à un smartphone, permet de faire ses présentations murales sans s’encombrer d’un ordinateur. Un téléphone peut faire gagner de l’argent, assure l’ingénieur Marco Jahn, qui a codéveloppé un prototype de logiciel permettant de surveiller et gérer à distance par smartphone la consommation d’énergie de son logis (HydraGyzer). Dès 2013, il y aura plus de gens se connectant à Internet par le biais de téléphones mobiles que via un ordinateur.
















