Les Suisses estiment que leur secret bancaire doit changer
Une majorité de Suisses estime que le secret bancaire pourrait être amenée à changer dans les prochaines années, selon un sondage publié vendredi.

La banque UBS se trouve ainsi au centre de démêlées judiciaires aux États-Unis, où elle doit divulguer les noms de 4 450 titulaires de comptes soupçonnés d'avoir fraudé le fisc américain. La filiale helvétique d'HSBC a quant à elle admis jeudi que le vol de données secrètes commis chez elle il y a trois ans avait permis à la France de récupérer des informations sur 24 000 clients. En Allemagne, la Rhénanie du nord-Westphalie a finalisé fin février l'achat d'un CD contenant jusqu'à 1 500 noms de fraudeurs du fisc détenteurs de comptes en Suisse.
Quelque 57% des personnes interrogées lors de ce sondage, réalisé auprès de 1 004 personnes, ont estimé qu'il était "improbable" que le secret bancaire reste inchangé dans les cinq prochaines années, contre 38% indiquant que cela est "probable".
Sur les neuf dernières années, la proportion de personnes estimant que le secret bancaire demeure inchangé a varié entre 59% et 74%, a rappelé l'Association suisse des banquiers (ASB), ajoutant que cette étude démontrait "que dans une période de deux ans, l'opinion s'est complètement retournée".
73% des Suisses sont pour le maintien du secret bancaire
"Malgré leur fort attachement aux valeurs de la sphère financière privée et le secret bancaire, une majorité de Suisses a réalisé que ce dernier serait sujet à certaines modifications à moyen terme", a souligné l'association. "La grande difficulté des hommes politiques à défendre le secret bancaire contre d'autres pays a provoqué le sentiment dans la population que sa modification était inévitable", a-t-elle poursuivi.
En dépit de ce constat, sept personnes sur dix ont estimé qu'il ne fallait pas céder à la pression européenne et accepter un échange automatique de données bancaires avec l'Union européenne. Et 73% des personnes interrogées ont souligné que le secret bancaire devait être maintenu.
lessentiel.lu avec AFP

















