«Les prêts accordés ne servaient pas à investir»
TERVILLE - Patrick Luxembourger accuse la Caisse d'Épargne d'avoir organisé l'endettement excessif de sa commune.

Le maire de Terville, Patrick Luxembourger, a réclamé, jeudi, au civil 60 millions d’euros à la Caisse d’Épargne qu’il a accusée d’avoir accordé des prêts à sa commune alors que, selon lui, la banque savait que celle-ci était asphyxiée financièrement.
Pour fonder sa requête en réparation examinée par la chambre civile du tribunal de grande instance de Metz, Patrick Luxembourger s’est appuyé sur un rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) qui, en 2006, avait conclu dans un rapport définitif à une «fausse comptabilité organisée par l’ancienne municipalité» communiste.
«Pas la seule banque à avoir prêté»
Pour le maire de Terville, la banque aurait fourni à l’ancienne municipalité de l’argent frais pour lui permettre de fonctionner, tout en cachant la vérité de l’endettement de la commune. «La banque a accordé, en toute connaissance de cause, des prêts soi-disant pour l’investissement alors qu’en réalité, ils servaient à assurer le fonctionnement de la commune», a plaidé Me Gérard Michel.
Pour sa défense, la Caisse d’Épargne a fait notamment valoir qu’elle n’avait pas été «la seule banque à avoir prêté» à l’ancienne municipalité. La chambre civile rendra son jugement le 6 mai dans cette affaire qui fait aussi l’objet d’une plainte contre X au pénal.















