«Si on quitte ces zones, ce sera un vrai désastre»
LUXEMBOURG - L'action humanitaire implique souvent d'agir sur des terrains dangereux.
Le récent meurtre d'un humanitaire français, après son enlèvement au Niger, soulève la question des risques liés aux actions humanitaires dans certaines zones sensibles. Notamment pour les ONG indépendantes, comme Médecins sans frontières (MSF). «Cela n'a pas changé notre ambition de rester sur place», affirme Claude Briade, directeur général adjoint de MSF Luxembourg. «Notre but est d'apporter une aide impartiale et indépendante, selon les besoins des gens».
Pourtant, le problème de la sécurité est pris très au sérieux. «Dans certaines zones, les interventions doivent être très courtes, en changeant tous les paramètres à chaque fois, pour ne pas être pisté. Quand un message d'alerte nous parvient, nous ne sortons pas et gardons un contact radio régulier».
Toutefois, quitter le Niger, où le Français Claude Germaneau avait été enlevé, est hors de question. «Si les acteurs quittent ces régions, ce sera un désastre», martèle Claude Briade. Les ONG y font en effet tout leur possible pour éviter qu'une vague de malnutrition ne tourne au drame. Et cela, malgré le danger...
Jérôme Wiss

















