La xénophobie se reporte sur les frontaliers
LUXEMBOURG - Pour ses trente ans, l'ASTI a commandé une étude à l'institut TNS-Ilres pour connaître l'opinion de la population sur la vie au Luxembourg.

«Vivre, travailler, décider ensemble», c'est le thème du 30e anniversaire de l'ASTI (Association de soutien aux travailleurs immigrés). C'est ce leitmotiv qui l'a poussée à demander une enquête sur les relations qu'entretiennent les résidents (luxembourgeois et étrangers) avec le pays. Près de trois quarts de la population estime qu'il fait bon vivre au Luxembourg.
À en croire cette enquête menée cette année auprès de 508 Luxembourgeois et 502 étrangers, le Grand-Duché est un vrai pays de Cocagne. 56 % des étrangers interrogés souhaiteraient devenir Luxembourgeois. Avoir la nationalité est synonyme d'intégration pour trois étrangers sur quatre, mais 82 % veulent profiter de la double nationalité.
Pour deux tiers des Luxembourgeois, pas question de voir un étranger présider un jour à la destinée du pays. Jean Lichtfous nuance ces résultats en rappelant que les manifestations «anti-frontaliers» sont de plus en plus visibles. «Les rancœurs se cristallisent sur les frontaliers. Il serait intéressant de leur soumettre les mêmes questions», conclut Laura Zuccoli.
Patrick Théry


















Prendre la peine de relire l'histoire, même brièvement: après cela, bien regarder autour de soi... Cupidité tu nous guettes... Ne me dites pas que les frontaliers ne participent pas à l'enrichissement de l'État - impôts,...- a revoir pour Lola
auteur: lufra le: 16.12.2009 14:08