Act. 15.11.07; 09:34 Pub. 14.11.07; 21:47
Suicide: le connaître pour mieux le prévenir
LUXEMBOURG - Le suicide d’une jeune fille remet en lumière, de façon tragique, un phénomène aussi connu que méconnu.
Au Luxembourg, le nombre de suicides par an est en moyenne de 70. Selon les chiffres de l'OMS, en 2005, le Luxembourg se classait cinquième, en Europe, après la Finlande ou la France. Si les raisons des différences entre les pays sont peu documentées, en revanche les mêmes éléments reviennent toujours.
Les personnes âgées sont les plus touchées. Les hommes également en raison des méthodes utilisées: armes à feu, pendaison, chute... Les femmes se tourneront vers les médicaments ou la noyade. Parmi les personnes à risques, on trouve les dépressifs et les dépendants, à l'alcool, au jeu...
«J'en ai marre, je vais me suicider»: les signes avant-coureurs peuvent être directs et verbaux, mais il faut faire attention aussi à un comportement d'isolement, d'anxiété, une dégradation de la santé, la répétition d'accidents ou une préoccupation par la mort.
Soit l'état standard d'un adolescent moyen, pourrait-on dire. Mais dans le doute, Marie-Jeanne Bremer du Centre d’information et de prévention conseille de poser directement la question à la personne. Au mieux, fausse alerte.
Au pire, il existe des associations vers lesquelles se tourner (voir notre site). «La prévention, explique-t-elle, commence dès la petite enfance en instaurant un climat de protection, elle continue avec une bonne prise en charge des personnes à risques et va jusqu'à l'accompagnement des personnes endeuillées».