Dans l’espoir de retrouver des survivants
Les familles des passagers à bord de l'avion d'Ethiopia Airlines qui s'est abîmé dans la nuit de dimanche à lundi au large du Liban étaient réunies dans l'angoisse à l'aéroport de Beyrouth, craignant le pire pour leurs proches.
Le Premier ministre Saad Hariri, qui a décrété une journée nationale de deuil, s'est rendu à l'aéroport pour tenter de réconforter les familles, de même que le président du Parlement Nabih Berri ainsi que plusieurs ministres. Tandis que des responsables à la mine sombre laissaient peu de place à l'espoir de voir les équipes de secours retrouver des survivants, leurs proches étaient rassemblés dans le salon VIP de l'aéroport, pleurant, criant, le téléphone vissé à l'oreille pour certains.
Une femme sanglote en criant «pourquoi, pourquoi?». D'autres personnes se sont évanouies et sont emmenées par des volontaires de la Croix-Rouge. Une autre femme a perdu tout espoir de revoir son mari. «Il est ma vie. Ils ne vont pas le trouver, je le sais, ils ne vont pas le retrouver», dit-elle tandis que sa mère tente de la réconforter. Une femme, la tête recouverte d'un voile noir, pleure son père disparu. «Tu es quelqu'un de bien, tu ne mérites pas ça. Pourquoi nous as tu fait ça mon Dieu?» Un jeune garçon prénommé Ali tente de consoler sa mère qui ne cesse de demander des nouvelles de son mari qui se trouvait à bord.
Un homme annonce soudain qu'il y aurait des survivants, provoquant une ruée des autres familles, aux cris de «Inch'Allah» (si Dieu le veut). Leurs espoirs sont cependant rapidement déçus par les annonces officielles selon lesquelles aucun survivant n'avait été retrouvé dans l'immédiat. Selon le Premier ministre Saad Hariri, 18 corps ont été récupérés par les services de secours. Le Boeing 737 d'Ethiopian Airlines avec 83 passagers et sept membres d'équipage à bord s'est abîmé au large de la ville de Naameh peu après son décollage de Beyrouth pour Addis Abeba. Les autorités libanaises ont exclu dans l'immédiat un acte terroriste.
lessentiel.lu avec AFP



















