Réforme des retraites en France

07 septembre 2010 10:47; Act: 07.09.2010 14:36 Print

450 000 manifestants recensés à la mi-journée450 000 manifestants recensés à la mi-journée

Alors que 2 millions de personnes sont attendues dans les rues mardi par les différents syndicats, ils étaient déjà plusieurs centaines de milliers vers 13 heures à manifester leur mécontentement.

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La réforme des retraites est considérée par Nicolas Sarkozy comme une «priorité absolue». Elle prévoit de repousser l'âge minimal de la retraite de 60 à 62 ans d'ici 2018. Cette journée d'action, la troisième de l'année, coïncide avec le début des débats à l'Assemblée nationale. La gauche entend y ferrailler contre le texte que le gouvernement voudrait voir adopter dès octobre.

Les syndicats veulent faire «au moins» aussi bien que la précédente journée, le 24 juin (entre 800 000 manifestants selon la police et 2 millions selon les syndicats). Réussir le 7 septembre est «la seule chance» d'influer sur le destin de la réforme, a estimé François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, deuxième syndicat.

Quelque 450 000 personnes manifestaient pour les retraites dans 114 rassemblements recensés sur l'ensemble du territoire mardi à la mi-journée, des chiffres équivalant à la mi-journée du 24 juin, où 111 rassemblements avaient été organisés, selon le ministère de l'Intérieur

Des appels à la grève ont été recensés dans l'éducation, les transports, la justice, les administrations ainsi que dans l'industrie ou les banques. Les transports ferroviaire, urbain et aérien, notamment, seront fortement perturbés: par exemple deux trains à grande vitesse (TGV) sur cinq circuleront.

«Négociations possibles»

Deux conseillers du chef de l'État ont indiqué qu'il serait inflexible «sur le fond» (les 62 ans). Des «négociations» étaient néanmoins possibles sur certains points de la réforme.

Le gouvernement est confronté à l'augmentation du nombre des retraités. Il considère que faire travailler les Français plus longtemps, à l'instar de leurs voisins européens, est la meilleure option pour assurer des besoins de financement estimés à 70 milliards d'euros d'ici 2030.

L'examen de cette réforme intervient au pire moment pour le président: sa cote de confiance a atteint récemment son plus bas niveau depuis juin 2007.

lessentiel.lu avec AFP

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