06 novembre 2009 07:53; Act: 06.11.2009 12:48 Print

Carnage sur une base américaineCarnage sur une base américaine

Un officier américain d'origine palestinienne a ouvert le feu jeudi dans la plus grande base de l'armée américaine, tuant 13 soldats et en blessant 31 autres avant d'être maîtrisé.

  • par e-mail

L'armée américaine, qui avait dans un premier temps fait état de la mort du tireur, le commandant Nidal Malik Hasan, lors de la fusillade dans la base de Fort Hood (Texas), a annoncé dans la soirée que ce psychiatre militaire avait survécu.

«L'enquête est en cours, mais les premières informations indiquent qu'il y avait un seul tireur qui a été touché par balles à plusieurs reprises. Toutefois, il n'est pas mort comme cela avait été annoncé précédemment. Il est en état d'arrestation et son état est stable», a annoncé le commandant de la base, le général Bob Cone. Le gradé a refusé d'exclure l'hypothèse d'un acte terroriste, «mais les éléments que nous avons ne s'orientent pas dans cette direction», a-t-il dit. De précédentes informations communiquées par l'armée faisaient état de la mort d'Hasan, voire de l'existence d'un deuxième tireur qui aurait été interpellé.

Images diffusées par le Pentagone

Le commandant Hasan a ouvert le feu vers 13h30 locales (20h30) à l'aide de deux armes de poing dans un bâtiment où de nombreux soldats suivaient des examens médicaux avant d'être envoyés en mission en Irak ou en Afghanistan. Il s'est ensuite dirigé vers une salle où se déroulait une cérémonie de remise de diplômes, à laquelle assistaient 600 personnes.

«Plusieurs soldats ont réagi rapidement et ont fermé les portes de l'auditorium», a rapporté le général Cone, précisant qu'une civile avait été la première à tirer sur l'agresseur, mettant fin au massacre. Le Pentagone a diffusé des images de blessés évacués sur des brancards puis installés dans des ambulances, alors que des tireurs d'élite entouraient un bâtiment.

Harcèlement

Sur ses photos officielles, Nidal Malik Hasan montre le visage rond et souriant d'un homme d'une quarantaine d'années, au crâne dégarni. Un cousin du tireur a assuré à la télévision qu'il se plaignait de harcèlement du fait de ses origines. «Il avait embauché un avocat militaire pour tenter de résoudre le problème. Il était prêt à rembourser l'État pour pouvoir quitter l'armée mais il était arrivé au bout de ses possibilités», a déclaré le cousin, Nader Hasan. «Il venait d'apprendre qu'il allait être déployé» en Irak courant novembre.

Une association islamique américaine, le CAIR, a fermement condamné la fusillade. Un membre de l'association, Ibrahim Hooper, a exprimé la crainte que le drame ne se retourne contre les musulmans américains. Lors d'une intervention en direct à la télévision, le président Barack Obama a évoqué un «horrible déchaînement de violence». «Mes pensées et mes prières vont aux blessés et aux familles de ceux qui sont morts», a-t-il ajouté.

lessentiel.lu avec AFP

TalkBack (0 Commentaires)
Aucun commentaire n'a encore été envoyé.
Nouveau commentaire
Votre commentaire sera publié après vérification. Tout ce qui peut être blessant, raciste, injurieux ou qui est écrit en langage SMS ou en majuscules sera supprimé.

Nom/Prénom: 
Titre: 
Votre commentaire
(max. 400 car.):