24 avril 2008 20:51; Act: 24.04.2008 20:54 Print
«Noirs et Blancs, on a tous le même sang»
ESCH-SUR-ALZETTE - Les amis d'Elvis, qui organisent une marche d'hommage vendredi soir, réfutent les rumeurs de tensions entre les communautés.
Les amis d'Elvis appellent à la paix, toutes origines confondues. (Jérôme Wiss/L'essentiel)
«Ici, c'est pas le Bronx». Depuis quelque temps, un certain nombre de rumeurs faisaient état de vives tensions entre communautés, à Esch. Certains évoquaient même une guerre des gangs.
Un suspect seulementSelon le procureur d'État Robert Biever, le jeune homme d'une vingtaine d'années qui s'est rendu à la police peu après le meurtre d'Elvis «a été inculpé du chef d'accusation de meurtre» et «placé en détention provisoire».
En revanche, le procureur affirme que, contrairement à ce qui avait été avancé dans les jours qui ont suivi le drame, il n'y avait pas de second agresseur présumé présent sur les lieux. «Cela s'est passé entre tous les deux», affirme Robert Biever.
Aucune information n'a filtré pour le moment sur les motivations du meurtrier présumé.
«Faux!», rétorquent en chœur les jeunes de la Maison des jeunes du quartier Brill. Ils nient l'existence d'un conflit interethnique. «Entre jeunes, on est tous ensemble, Cap-Verdiens, Yougoslaves, musulmans, chrétiens...», avance Anis, un ami d'Elvis. «Ici, Noirs et Blancs, on a tous le même sang».
Tous ensemble, issus de toutes les confessions, ils organisent, vendredi soir, à partir de 21 h 50, une marche en hommage à Elvis, assassiné vendredi dernier. «Nous souhaitons que cette marche se passe pour la paix», reprend Ilyass, le meilleur ami d'Elvis. «Beaucoup de gens sont attendus, de tout le Grand-Duché, et ce sera une marche multiculturelle, un mélange, pour un jour de paix, sans violence, pour dire stop à la violence».
Du côté de la police, pas d'inquiétude, même si la marche sera encadrée. «J'ai confiance dans ces jeunes pour que tout se passe bien», avance le premier commissaire divisionnaire Donven Donat. «En tout cas, mes services n'ont pas constaté de rivalités entre bandes organisées à Esch».
La violence existe à Esch, mais ni plus ni moins qu'ailleurs et l'initiative de ce soir entend prouver à chacun que les jeunes du Brill savent se responsabiliser pour apaiser la situation.
jw












