Patrimoine mondial de l'UNESCO

30 avril 2010 18:02; Act: 30.04.2010 18:14 Print

Le Mont-Saint-Michel sur la voie de la guérisonLe Mont-Saint-Michel sur la voie de la guérison

Le début du désensablement du célèbre site à l'aide d'un barrage est un succès, ont estimé vendredi les promoteurs de cette opération destinée à rendre son insularité au site.

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Les prés-salés du Mont-Saint-Michel sont peu à peu en train de reculer pour redonner au site classé son aspect insulaire. (photo: afp)

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Au terme de onze mois de lâchers d'eau du Couesnon - le petit fleuve qui passe près du rocher -, destinés à balayer les sédiments, "les résultats sont supérieurs aux attentes", a souligné François-Xavier de Beaulaincourt, directeur du syndicat mixte de la Baie du Mont-Saint-Michel.

"Le lit du Couesnon est passé de 50 à 200 m de large, la progression des herbus (dépôts sédimentaires occupés par la végétation, connus aussi sous le nom de prés-salés) a été stoppée et ceux-ci ont même reculé du côté est", a-t-il détaillé lors d'une conférence de presse. Le phénomène devrait s'accélérer encore à partir de 2014, quand des travaux de dragage en amont du barrage feront passer la capacité de celui-ci à 1,2 million de mètres cubes, contre 400 000 actuellement, a-t-il ajouté.

Processus unique au monde

À cette date devrait également être supprimée la digue-route dont la construction en 1880 pour relier le Mont au continent avait initié le processus d'ensablement, selon M. de Beaulaincourt. A l'horizon 2030, "on devrait être revenu à la cote d'avant la digue. On aura aidé le Couesnon à défaire le phénomène d'ensablement que l'homme avait initié", a-t-il estimé.

Pour autant, le processus, unique au monde et surveillé par des lasers, reste soumis à des aléas, à commencer par le comportement futur du Couesnon. "L'enjeu est qu'il divague régulièrement, comme il le faisait naturellement, pour balayer la baie", précise Romain Desguée, chargé de l'exploitation du barrage. À cet effet, les lâchers d'eau effectués deux fois par jour à marée basse sont plafonnés à un débit de 100 m3/seconde "pour éviter que le chenal ne s'encaisse et que le fleuve cesse de divaguer", a-t-il indiqué.

lessentiel.lu avec AFP