Luc Chatel évoque l'enseignante nancéienne
02 septembre 2010 16:41; Act: 02.09.2010 18:29 Print
«Rien à voir avec ses appartenances religieuses »
Le ministre de l'Éducation nationale a affirmé, jeudi que la suspension de l’enseignante était liée à un dysfonctionnement dans l'organisation des voyages scolaires et non à sa religion.
La suspension de l'enseignante n'a rien à voir avec sa religion, a affirmé le ministre de l'Éducation nationale, Luc Chatel. (dr)
Selon le ministre de l’Éducation nationale, la suspension pour manquement aux obligations de neutralité et de laïcité dans le cadre de voyages scolaires dans d'anciens camps de concentration «ne présageait en rien d'une éventuelle sanction finale».
Catherine Pederzoli, 58 ans, de confession juive, a été suspendue quatre mois par le recteur de l'académie de Nancy-Metz. Elle a dénoncé un «abus de pouvoir» du rectorat. «Mme Pederzoli n'a pas été suspendue pour avoir consacré trop de temps à la Shoah. Elle a été suspendue par le recteur pour des dysfonctionnements graves dans l'organisation de voyages scolaires», a expliqué M. Chatel.
«Une enquête de l'inspection générale de l'Éducation nationale est en cours, cette procédure n'est pas achevée, elle est dans sa phase contradictoire et donc Mme Pederzoli doit faire valoir ses réponses. Et cette suspension ne présage en rien d'une éventuelle sanction finale», a poursuivit le ministre. Comme la veille, il a rappelé que «jamais l'Education nationale ne sanctionne quelqu'un pour ses appartenances religieuses» et que «l'enseignement de la Shoah est une priorité».
lessentiel.lu avec afp










