Colère
29 juillet 2010 20:14; Act: 29.07.2010 21:14 Print
Quand les frontaliers s'en prennent aux ministres
LUXEMBOURG - Sur 15 ministres en poste, les deux tiers ont fait leurs études supérieures à l'étranger.
Les économies du gouvernement sur le dos des frontaliers passent de plus en plus mal. (photo: Martine May)
Jean-Claude Juncker, Premier ministre, diplômé de droit à Strasbourg. Jean Asselborn, vice-Premier ministre, diplômé à Nancy. Luc Frieden, ministre des Finances et diplômé de la Sorbonne, de Cambridge et d'Harvard. François Biltgen, ministre de l'Enseignement supérieur et diplômé de Sciences Po Paris. Ils ont tous décidé ou soutenu la suppression des allocations familiales aux enfants adultes au profit de bourses d'études pour les enfants des résidents.
Dix ministres ont suivi leurs études supérieures à l'étranger. «Toutes ces grandes écoles sont payées par les impôts des Allemands, des Belges et des Français. Peu d'enfants de frontaliers font leurs études au Luxembourg», dénonce Christophe Suss, un frontalier en colère dans une lettre ouverte au Premier ministre. «Pourquoi permettrions-nous à des étudiants luxembourgeois de profiter d'infrastructures que nous payons alors que certains frontaliers ne pourront plus envoyer leurs enfants dans ces mêmes écoles après votre décision?», conclut-il.
Patrick Théry












