16 juin 2010 21:07; Act: 16.06.2010 21:16 Print

«Le titre "All the right moves", je l'ai composé à Luxembourg»

HOLLERICH - Avant de jouer à l'Atelier, mardi, Ryan Tedder, le leader de OneRepublic, et le batteur Eddie Fisher, nous ont parlé en interview.

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Le groupe a percé grâce au tube «Apologize», remixé par Timbaland. Le 2nd album, «Waking Up», est sorti il y a peu. (photo: L'essentiel)

L’essentielۚ: Quels souvenirs conservez-vous de votre concert aux Terres Rouges, à Esch, il y a presque deux ans?

Ryan, chanteur: Je me souviens qu’il pleuvait ce jour-là. J’avais une chambre d’hôtel à Luxembourg d’où il y avait une vue splendide sur la ville. C’est d’ailleurs ici que j’ai écrit la chanson «All the right moves». Je ne pouvais pas dormir la nuit. J’ai ouvert la fenêtre et commencé à composer.

Aux Terres Rouges, on avait l’impression d’avoir affaire à un concert de OneRepublic, mais version musique classique…

Eddie, batteur: Nous voulons que notre musique soit cinématographique. C’est facile de jouer avec une batterie et une basse. Tout le monde peut le faire. Ryan: De plus, j’admire beaucoup Mozart. Il m’inspire.

Est-ce que ce fut difficile de commencer le second album, après le succès du titre «Apologize» sur l’album «Dreaming Out Loud»?

Ryan: Oui et non. Nous savions que quoique nous ferions, le premier single ne ressemblerait pas à «Apologize» et que les gens diraient que nous avons perdu la fibre. Mais je ne voulais pas faire la même chose. Cela aurait tué notre carrière. Pour moi, il était primordial de trouver notre propre son. Pour le premier album, nous ne l’avions pas. Aujourd’hui, quand les gens entendent OneRepublic à la radio, ils nous reconnaissent.

Est-ce pour cela que vous n’avez pas renouvelé votre collaboration avec Timbaland pour ce second album, «Waking Up»?

Ryan: Oui, c’était la raison principale. Nous aurions pu le faire mais Timbaland ne pensait pas non plus que c’était important.

Timbaland, est-il un père, un ami pour vous?

Ryan: Il est Dieu. Nous nous sommes pointés chez lui quand nous avons terminé l’album et nous lui avons demandé ce qu’il en pensait. Il l’a écouté et a dit au label qu’il y avait trois ou quatre tubes et que le label devrait le promouvoir.

Êtes-vous satisfaits des échos que vous avez eus?

Eddie: Oui, nous sommes vraiment heureux. Ryan: Nous étions récemment aux Pays-Bas pour un concert. Je ne savais pas qu’on avait autant de fans là-bas. En Allemagne, où ça a toujours très bien marché pour nous, nous jouons à chaque fois dans des salles plus grandes. Bono, de U2, a également aimé l’album. Il nous a demandé de faire la première partie de leur tournée. Comme je suis devenu père à cette époque-là, nous avons juste pu partir avec eu pendant deux semaines au lieu de quatre.

Ryan, vous composez aussi pour d’autres artistes. Quelles sont vos chansons que nous pouvons actuellement écouter à la radio?

«Halo», de Beyoncé et «Please don’t stop the Rain», de James Morrison. Qui plus est, j’ai travaillé avec Kelly Clarkson et Leona Lewis. Quant à mes prochaines collaborations, cxe sera avec The Noisettes, Adele et le rappeur T.I.

Avez-vous déjà avoué à un artiste que la chanson ne collait pas avec lui quand il l’interprétait?

Oui, mais souvent, à ce moment-là, il est déjà trop tard et les gens sont fâchés. L’artiste a perdu son temps et le label de l’argent.

Votre chanson «Marchin’ On» est utilisée par une chaîne allemande pour ses émissions sur la Coupe du monde. La suivez-vous en ce moment?

Nous essayons. Il n’y a pas de poste de télé dans notre bus pour la tournée. Nous avons vu les Allemands détruire les Australiens. Nous sommes des supporteurs de l’Allemagne. Plus longtemps ils restent dans la compétition, plus longtemps notre chanson est utilisée. Mais si les États-Unis et l’Allemagne s’affrontent en finale, je serai bien- sûr pour notre pays d’origine. Un jour, les Américains remporteront la Coupe du monde. Ils pratiquent une discipline jusqu’à ce qu’ils gagnent. Ils ne supportent pas de perdre.

Recueilli par Kerstin Smirr