Sidney Govou

03 mai 2010 11:14; Act: 10.10.2010 22:39 Print

«Strictement rien à me reprocher»

L’international français Sidney Govou a estimé dimanche qu’il n’avait rien à se reprocher concernant l’affaire de proxénétisme qui frappe l’équipe de France.

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L'attaquant international de Lyon Sidney Govou, cité dans une affaire de prostitution, a estimé qu'il n'avait «strictement rien à (se) reprocher» et qu'il ne «comprendrait pas» qu'il en subisse d'éventuelles conséquences, dimanche sur Canal+.

«Vu que mon nom est cité, je ne peux pas bien le prendre, a-t-il dit sur la chaîne cryptée. Surtout que je n'ai strictement rien à me reprocher. On est les victimes pour certains, d'autres moins, d'autres plus. C'est assez gênant».

«Ce qui m'a le plus dérangé, c'est la façon dont la presse s'empare des événements, les met bout à bout, a-t-il ajouté. C'est comme faire un puzzle dans le mauvais sens: ça devient tout et n'importe quoi».

«Ça fait mal personnellement, mais c'est plus dur au niveau de la famille, des amis, c'est plus dur à gérer, a poursuivi Govou. Mais ça m'a montré que j'étais très bien entouré».

Majeure au moment des faits

Interrogé sur sa crainte d'éventuelles conséquences pour la suite de sa carrière en club et en équipe de France, il a répondu: «Je ne vois pas pourquoi. S'il y en avait, je ne comprendrais pas. S'il y en a, je l'accepterais».

La jeune femme, qui a dit avoir eu une relation avec Franck Ribéry au printemps 2009 alors qu'elle avait 17 ans en lui faisant croire qu'elle était majeure, a par ailleurs indiqué avoir eu une relation tarifée avec Sidney Govou en mars 2010, alors qu'elle était majeure. Il se serait étonné quand elle lui aurait demandé plusieurs centaines d'euros après leur relation, a-t-elle rapporté devant les policiers.

L'avocat de Govou, Me Thierry Braillard, avait déclaré que son client, déjà entendu comme témoin, n'était "lié ni de près ni de loin à un quelconque réseau de proxénétisme".