Violence
09 mars 2010 21:21; Act: 09.03.2010 21:34 Print
Ils humilient par les mots plutôt que par les poings
LUXEMBOURG - Au Grand-Duché, la violence scolaire est plus souvent morale que physique.
La violence au sein des écoles belges est sur la pente ascendante. Au Grand-Duché, les données manquent pour en mesurer l'évolution. Mais elles sont suffisantes pour donner une idée de la situation actuelle.
La violence scolaire ne varie pas selon les nationalités. (D.R.)
En 2006, le pays s'associe pour la première fois à une grande étude comparative au niveau européen. Depuis, le professeur Georges Steffgen, directeur de recherche à l'Uni, continue à creuser le sujet avec son équipe.
Rarement plus qu'une bagarre
Il en ressort que, au Grand-Duché, les agressions physiques entre élèves dépassent rarement la simple bagarre. «Car le contrôle social est très fort», note le professeur. Mais si à ce niveau-là, les élèves se tiennent à carreau, il n'en va pas de même quand il s'agit de faire des misères à leurs camarades: «Le harcèlement moral entre élèves est culturel. Ceux qui le pratiquent n'en mesurent pas forcément l'impact».
Le climat dans un lycée donné joue aussi sur le degré de violence. Mais «les différences sont moindres qu'en France entre un lycée bourgeois et de banlieue».
Quant au cyberbullying, soit un harcèlement qui fait un usage créatif des nouvelles technologies, il progresse mais reste inférieur à la moyenne européenne. «Nos élèves sont encore dans la confrontation directe».
Séverine Goffin












