06 novembre 2009 14:54; Act: 06.11.2009 15:02 Print
Les raisons de la tuerie restent inconnues
Les enquêteurs n'ont pas réussi vendredi à établir les mobiles qui ont poussé un commandant de l'armée américaine à tuer 13 de ses camarades et en blesser des dizaines jeudi.
"À ce stade nous n'allons pas spéculer sur le mobile" qui a pu animer le commandant Nadil Malik Hasan, 39 ans, à commettre la fusillade, a déclaré le colonel John Rossi, l'un des officiers en charge de Fort Hood, au cours d'une conférence de presse. "Nous avons un seul suspect, comme nous vous l'avons dit, le tireur", a souligné le colonel Rossi, quand il a été interrogé sur d'éventuels complices.
Selon l'un des responsables de la base il n'y a en outre aucune indication qu'il y ait eu une altercation avant la fusillade. L'armée, mais également les forces de l'ordre locales ainsi que fédérales mènent l'enquête, a ajouté le colonel Rossi, précisant que des centaines de personnes étaient interrogées pour déterminer ce qui s'est passé.
L'auteur n'avait jamais fait parler de lui auprès de sa hiérarchie
Le tireur, qui est de confession musulmane, "est dans un état (stable) et il est dans l'un de nos hôpitaux civils" sous respirateur artificiel, après avoir été atteint par balles, a déclaré le colonel Steven Braverman, qui commande le centre médical de la base. Il avait rencontré le commandant Hasan, dont il est le supérieur.
Le colonel Rossi a indiqué que le bilan était actuellement de 13 mort et 28 blessés encore hospitalisés vendredi matin. Ils sont tous dans un état stable, a précisé le colonel Braverman.
Ce dernier a également indiqué ne pas avoir eu vent d'éventuels problèmes concernant le tireur, qui devait être bientôt déployé en Afghanistan, et non en Irak comme indiqué dans un premier temps. "Nous ne sommes au courant d'aucun problème qu'il aurait pu avoir pendant son séjour ici", a déclaré le colonel Braverman, qui a précisé qu'il connaissait le tireur, qui est l'un de ses subordonnés.
"Ce que je peux dire c'est que nous n'avons eu aucun problème avec sa performance au travail pendant qu'il travaillait ici avec nous à Darnall", le centre hospitalier de la base, a ajouté le colonel Braverman. Selon le colonel Rossi, quelque 400 personnes se sont retrouvées sur le lieu de la fusillade, entre les soldats déjà présents, des civils et ensuite les secours et forces de l'ordre. C'est cette confusion qui a mené à indiquer au départ que le tireur était décédé, a-t-il expliqué.
lessentiel.lu avec AFP










