Conditions de travail
15 décembre 2009 15:24; Act: 15.12.2009 16:26 Print
La xénophobie se reporte sur les frontaliers
LUXEMBOURG - Pour ses trente ans, l'ASTI a commandé une étude à l'institut TNS-Ilres pour connaître l'opinion de la population sur la vie au Luxembourg.
56% des étrangers interrogés dans l'enquête souhaiteraient devenir Luxembourgeois. (photo: dr)
«Vivre, travailler, décider ensemble», c'est le thème du 30e anniversaire de l'ASTI (Association de soutien aux travailleurs immigrés). C'est ce leitmotiv qui l'a poussée à demander une enquête sur les relations qu'entretiennent les résidents (luxembourgeois et étrangers) avec le pays. Près de trois quarts de la population estime qu'il fait bon vivre au Luxembourg.
À en croire cette enquête menée cette année auprès de 508 Luxembourgeois et 502 étrangers, le Grand-Duché est un vrai pays de Cocagne. 56 % des étrangers interrogés souhaiteraient devenir Luxembourgeois. Avoir la nationalité est synonyme d'intégration pour trois étrangers sur quatre, mais 82 % veulent profiter de la double nationalité.
Pour deux tiers des Luxembourgeois, pas question de voir un étranger présider un jour à la destinée du pays.
Jean Lichtfous nuance ces résultats en rappelant que les manifestations «anti-frontaliers» sont de plus en plus visibles. «Les rancœurs se cristallisent sur les frontaliers. Il serait intéressant de leur soumettre les mêmes questions», conclut Laura Zuccoli.
Patrick Théry












