Imbroglio sur les listes électorales
10 mars 2010 15:11; Act: 10.10.2010 15:40 Print
Berlusconi s'en prend à nouveau à ses cibles favorites
Le chef du gouvernement italien a accusé mercredi la gauche et les juges d'avoir "violé la loi" en empêchant les délégués de son parti de déposer leurs listes aux régionales à Milan et Rome.
Pour Silvio Berlusconi, le retard de dépôt des dossiers des candidats de son parti serait imputable à la gauche et aux juges. (photo: afp)
"Il n'y a aucune responsabilité de nos délégués et fonctionnaires. Ce sont eux qui ont été empêchés de déposer les listes", a-t-il assuré à plusieurs reprises au cours d'une conférence de presse au siège de son parti du Peuple de la Liberté (PDL) à Rome.
La conférence de presse a également été marquée par un incident insolite, lorsque le ministre de la Défense, Ignazio La Russa, est intervenu en personne pour faire taire un journaliste qui criait sa question du fond de la salle. L'attrapant par la veste, le ministre l'a fait rasseoir sans ménagement tandis que le président du Conseil qualifiait le journaliste de "grossier personnage".Le dépôt des listes du PDL pour les régionales des 28 et 29 mars a donné lieu, dans le Latium (région de Rome) et en Lombardie (nord), à un énorme imbroglio, un "véritable cafouillage", selon les propres termes du président de la République Giorgio Napolitano.
«La loi a été violée»
Au final, après maints recours devant la justice, la liste de la candidate PDL dans le Latium (région de Rome), Renata Polverini, a été admise, mais pas celle du parti qui la soutient. Les commentateurs de presse ont fustigé le manque de professionnalisme des politiciens du PDL chargés de ces opérations.
Mais selon M. Berlusconi, reprenant minute par minute le déroulement des opérations, les délégués étaient bien sur les lieux avec les papiers nécessaires mais ils ont été "empêchés de déposer les listes par les (membres du parti radical, opposition) qui se sont même étendus par terre". "Nos délégués ont alors demandé l'aide des magistrats sur place, mais à leur grande surprise ces juges ont décidé de les exclure", a-t-il dit, ajoutant: "La loi a été violée".
Le président du Conseil a toutefois affirmé qu'il ne demanderait pas un report des élections régionales. "La gauche, anti-démocratique et mesquine", aurait "préféré participer seule à la course, comme on le faisait en Union soviétique", a-t-il dit, mais "nous redoublerons d'efforts pour faire gagner Polverini" en dépit d'une "pénalisation injustifiable et antidémocratique". M. Berlusconi a annoncé que son parti organiserait une grande manifestation "pour la défense du droit de vote", le 20 mars à Rome.
lessentiel.lu avec AFP










