Conséquences des élections belges
23 juin 2010 19:46; Act: 23.06.2010 19:56 Print
Marianne Thyssen donne sa démission
La présidente du parti chrétien-démocrate flamand CD&V a démissionné mercredi de son poste dix jours après avoir été battue par les indépendantistes de la N-VA aux élections législatives belges.
Marianne Thyssen a annoncé mercredi sa démission du poste de présidente du parti belge CD&V. (photo: afp)
"Vu le mauvais résultat des élections, je suis persuadée que je dois passer le flambeau afin que le parti soit dirigé par quelqu'un qui peut s'y consacrer à 100%", a déclaré Mme Thyssen au cours d'une conférence de presse. Marianne Thyssen a annoncé sa décision aux responsables de son parti lors d'une réunion destinée à tirer les leçons des législatives du 13 juin.
Autrefois force politique dominante en Flandre, les chrétiens-démocrates vivent un lent déclin. Ils représentaient quelque 60% de l'électorat de cette région en 1950, 50% en 1961, 34% en 1985. Avec un peu plus de 17%, le parti des anciens Premiers ministres Wilfried Martens, Jean-Luc Dehaene et Herman Van Rompuy a donc perdu la moitié de ses voix aux cours des 25 dernières années. Marianne Thyssen devrait retourner siéger au Parlement européen.Un vice-président, Wouter Beke, assurera l'intérim à la tête du parti jusqu'à l'organisation d'élections interne. Le nom d'Inge Vervotte, la ministre de la Fonction publique sortante, est cité par la presse belge pour diriger le parti. Mme Thyssen, une ancienne député européenne de 53 ans, dirigeait le CD&V depuis deux ans. Elle avait également remplacé comme figure de proue du CD&V le Premier ministre sortant, Yves Leterme, pour mener le combat électoral, après la chute du gouvernement fin avril.
De Wever, informateur du roi
Elle revendiquait, en cas de victoire, la place de chef du gouvernement, qui n'a jamais été occupée par une femme en Belgique. Mais sa formation a enregistré une cuisante défaite, n'emportant que 17,6% des voix en Flandre, la région néerlandophone du Nord du pays. Ancien allié du CD&V, la Nouvelle Alliance flamande (N-VA), qui prône l'indépendance à terme de la Flandre, est devenue dans le même temps le premier parti de Belgique avec 28,2% des voix chez les néerlandophones et 27 députés.
Le président de la N-VA, Bart De Wever, a été chargé par le roi de mener des consultations préliminaires en vue de la formation d'une nouvelle coalition. Il devrait, selon les observateurs, passer ensuite le relais au socialiste francophone Elio Di Rupo, donné favori pour le poste de Premier ministre.
lessentiel.lu avec AFP












