Séïsme en Haïti
14 janvier 2010 12:18; Act: 15.01.2010 09:00 Print
«Il est trop tôt pour donner un chiffre»
Le président haïtien René Préval a estimé jeudi qu'il était pas encore temps de donner le nombre de morts et de sinistrés, deux jours après le violent tremblement de terre.
Son palais et sa maison s'étant effondrés, il a déclaré ne pas savoir où il dormirait la nuit prochaine. La situation dans la capitale "est incroyable", a dit M. Préval à un journaliste de CCN à l'aéroport de Port-au-Prince, "il faut le voir pour le croire".
"Beaucoup de maisons sont détruites, des hôpitaux, des écoles. Beaucoup de gens sont dans les rues. Le séisme s'est produit à 5h mardi et j'essaie toujours de comprendre l'ampleur de l'événement et de voir comment le gérer", a-t-il expliqué.
"Je ne pense pas que nous aurons de violence"
"Mon palais s'est effondré (...) Je ne peux pas vivre au palais, je ne peux pas vivre chez moi, les deux se sont écroulés", a poursuivi le président. "Mais j'ai tout le temps de chercher un lit, pour l'instant je cherche comment aider les gens. Le problème n'est pas de dormir." Pour René Préval, l'une des priorités est de nettoyer les rues "pour que les sauveteurs puissent travailler", ensuite "nous avons besoin de médecins, de médicaments, de quelques hôpitaux".
"Certains hôpitaux se sont effondrés, les hôpitaux sont pleins", a-t-il souligné, "il y a le risque que les maisons continuent de s'effondrer, il y a des risques d'épidémie". Le président haïtien a toutefois jugé peu probable une explosion de violence car "les gens comprennent la situation, ils voient que tout le monde fait son possible pour les aider". "Je ne pense pas que nous aurons de violence". Il a remercié tous les pays qui ont commencé à apporter leur aide.
lessentiel.lu avec AP










