BNP augmentera ses parts dans la BGL

Lors d'une conférence de presse mercredi matin, la banque française a annoncé son intention d'appliquer à la banque luxembourgeoise le même calendrier que pour la Fortis.


La hausse de la participation de BNP-Paribas au sein de la BGL devrait être signée la semaine prochaine.
(Photo: editpress)
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BNP, un géant de la zone euro

PARIS - Avec le rachat de Fortis Banque en Belgique et BGL au Luxembourg, BNP Paribas va devenir le numéro 1 de la zone euro en matière de dépôts avec 540 milliards d’euros et 17 millions de clients. Il devient aussi numéro 1 en banque privée et numéro 4 en gestion d’actifs pour la zone euro. Le rapprochement opérationnel doit être finalisé d'ici l'automne.

En Belgique, la banque va devenir BNP Paribas Fortis, son logo comprendra un trait rouge «en référence au drapeau belge». Il n'y aura pas de fermeture d'agences mais la banque française n'a pas pris d'engagement quant au maintien de l'emploi.
Côté résultats, la BNP Paribas a annoncé hier un bénéfice de 1,56 milliard d’euros pour le premier trimestre, en baisse de 21,4% mais deux fois supérieur aux attentes.
Alors que le vote des actionnaires de la Fortis a validé le choix de BNP-Paribas comme repreneur de la Fortis, les choses bougent également du côté de la BGL.

«La hausse de la participation de BNP-Paribas dans la BGL devrait être signée au cours de la semaine prochaine, annonce Baudoin Prot, directeur général de la banque française répondant aux questions de nos confrères du Tageblatt. Un groupe de travail se réunira cet été et un projet industriel pour le Luxembourg sera présenté en octobre». Une proposition de partenariat qui suit le même calendrier que celui mis en place pour la Fortis.

En revanche, les intentions de la banque française sur le placement du Luxembourg sur la liste grise de l'OCDE ne suscite guère de développement. «BNP-Paribas s'engage à respecter scrupuleusement les lois et les règlements du Luxembourg», poursuit Baudoin Prot.

Une réponse pour le moins évasive qui amène à penser que la banque ne souhaite pas s’opposer au gouvernement français, l’un des principaux acteurs de la lutte contre l’évasion fiscale. En clair, la banque botte en touche sur la question de l'existence ou non d'un paradis fiscal luxembourgeois.

lessentiel.lu

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