Act. 14.05.09; 13:52 Pub. 14.05.09; 12:46
Premier groupe bancaire de loin pour les activités de gestion de placements, premier aussi pour les activités d’entreprises, deuxième en ce qui concerne l’administration de fonds. Et surtout, le deuxième groupe bancaire pour les activités bancaires aux particuliers a vu le jour mercredi. En tout cas, sur le papier.
La naissance officielle du premier groupe bancaire luxembourgeois s’est faite grâce à l’intégration de BGL dans BNP Paribas, ont annoncé Carlo Thill, le président du comité de direction de BGL et Éric Martin, son homologue chez BNP Paribas Luxembourg, lors d’une conférence de presse.
BNP possède 74,93% de Fortis Banque
En pratique,
le groupe bancaire détient désormais aussi 65,96% de BGL, dont 50% via Fortis et 15,96% que lui a cédé l’État luxembourgeois.
Par ailleurs, BNP Paribas a augmenté sa participation dans Fortis Banque de 54,55% à 74,93%. Mercredi, la Commission européenne avait, en effet, donné son feu vert pour le rachat par BNP Paribas de Fortis.
C’était la dernière formalité à remplir par le groupe français.
Pas de suppression d'emplois
La fusion se fera d’ici fin 2010, en plusieurs étapes. Le premier rendez-vous sera le 11 juin. Ce jour-là, BGL donnera une assemblée extraordinaire, au cours de laquelle seront nommés les nouveaux administrateurs. La dénomination sociale de la banque sera modifiée. En clair, BGL devrait prendre le nom de BGL/BNP Paribas. Deuxième étape, les agences changeront d’apparence. Enfin, d’ici fin octobre, des groupes d’expertise travailleront sur la fusion des entités.
Les groupes de travail en question seront chargés d’apporter des réponses aux nombreuses questions pratiques qui restent en suspens. Quid des effectifs du groupe fusionné? Les deux sièges sociaux des sociétés bancaires peuvent contenir chacun les salariés du groupe. Alors où vont travailler au final les salariés et quels vont être ceux qui vont devoir déménager?
«Les groupes présentent deux métiers très complémentaires. C’est pourquoi, la fusion n’entraînera pas de suppressions d’emploi», a martelé Carlo Thill. Exemple: BNP n’est pas très développée dans les activités des particuliers. Au final, une fois la fusion effectuée, «ce seront 4000 personnes qui travailleront au Luxembourg pour le nouveau groupe», indique Carlo Thill. Il s'agira du deuxième employeur du pays, dans le secteur bancaire.
lc avec dd/
lessentiel.lu