Un mastodonte bancaire est né

Ce jeudi, le groupe BGL a été officiellement intégré dans BNP Paribas, ce qui en fait le premier employeur dans ce secteur au Luxembourg, et le deuxième en général, après ArcelorMittal.


D'ici fin octobre, la fusion BGL-BNP Paribas Luxembourg devrait être effectuée.
(Photo: afp)
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La holding financière Fortis, héritière du bancassureur belgo-néerlandais du même nom démantelé en octobre suite à la crise financière, est revenue aux bénéfices au premier trimestre après une énorme perte en 2008.

Selon un communiqué publié jeudi, Fortis Holding a dégagé un bénéfice net de 44 millions d'euros sur les trois premiers mois de l'année, dont 13 millions pour les seules activités d'assurances sur lesquelles le groupe s'est recentré. Fortis Holding ne fournit pas de chiffre de comparaison. Mais pour l'ensemble de l'année 2008, sa perte nette avait atteint 28 milliards d'euros.

Fortis, ancien fleuron de la finance belgo-néerlandaise, avait été durement frappé par la crise l'an dernier et démantelé début octobre. En Belgique, la filiale Fortis Banque, première banque du pays, avait été nationalisée. Après sept mois de bras de fer avec les actionnaires, la banque est passée cette semaine sous le contrôle du groupe français BNP Paribas.
Premier groupe bancaire de loin pour les activités de gestion de placements, premier aussi pour les activités d’entreprises, deuxième en ce qui concerne l’administration de fonds. Et surtout, le deuxième groupe bancaire pour les activités bancaires aux particuliers a vu le jour mercredi. En tout cas, sur le papier.

La naissance officielle du premier groupe bancaire luxembourgeois s’est faite grâce à l’intégration de BGL dans BNP Paribas, ont annoncé Carlo Thill, le président du comité de direction de BGL et Éric Martin, son homologue chez BNP Paribas Luxembourg, lors d’une conférence de presse.

BNP possède 74,93% de Fortis Banque

En pratique, le groupe bancaire détient désormais aussi 65,96% de BGL, dont 50% via Fortis et 15,96% que lui a cédé l’État luxembourgeois.

Par ailleurs, BNP Paribas a augmenté sa participation dans Fortis Banque de 54,55% à 74,93%. Mercredi, la Commission européenne avait, en effet, donné son feu vert pour le rachat par BNP Paribas de Fortis. C’était la dernière formalité à remplir par le groupe français.

Pas de suppression d'emplois

La fusion se fera d’ici fin 2010, en plusieurs étapes. Le premier rendez-vous sera le 11 juin. Ce jour-là, BGL donnera une assemblée extraordinaire, au cours de laquelle seront nommés les nouveaux administrateurs. La dénomination sociale de la banque sera modifiée. En clair, BGL devrait prendre le nom de BGL/BNP Paribas. Deuxième étape, les agences changeront d’apparence. Enfin, d’ici fin octobre, des groupes d’expertise travailleront sur la fusion des entités.

Les groupes de travail en question seront chargés d’apporter des réponses aux nombreuses questions pratiques qui restent en suspens. Quid des effectifs du groupe fusionné? Les deux sièges sociaux des sociétés bancaires peuvent contenir chacun les salariés du groupe. Alors où vont travailler au final les salariés et quels vont être ceux qui vont devoir déménager?

«Les groupes présentent deux métiers très complémentaires. C’est pourquoi, la fusion n’entraînera pas de suppressions d’emploi», a martelé Carlo Thill. Exemple: BNP n’est pas très développée dans les activités des particuliers. Au final, une fois la fusion effectuée, «ce seront 4000 personnes qui travailleront au Luxembourg pour le nouveau groupe», indique Carlo Thill. Il s'agira du deuxième employeur du pays, dans le secteur bancaire.

lc avec dd/lessentiel.lu

Commentaires (1 Commentaires)
Je veux pas dire mais......

Pour moi, ça sent le licenciement....

auteur: Michèle Schmitt le: 14.05.2009 12:51

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