Act. 19.11.08; 00:36 Pub. 18.11.08; 15:38
Pas d'irrégularités dans le rachat de Fortis
La justice belge a rejeté mardi un recours d'actionnaires de Fortis contre la cession des actifs de banque et d'assurance en Belgique au groupe français BNP Paribas. Mais a demandé que des experts déterminent si le prix payé était adéquat.
POur la justive belge, le caractère urgent de l'accord justifiait la non consultatoin de l'assemblée générale des actionnaires.
Des associations de petits actionnaires de Fortis contestaient devant le tribunal de commerce de Bruxelles la validité de l'opération, orchestrée par l'État belge dans l'urgence en octobre, quand Fortis luttait pour sa survie face à la crise financière.
La demande des actionnaires est «recevable», mais «uniquement fondée» en ce qui concerne la nomination d'un groupe d'experts sur le prix, a déclaré la présidente du tribunal, Francine De Tandt. Et en aucun cas sur le caractère «unilatéral» du conseil d’administration que dénonçait les actionnaires.
Raison au conseil d’administration
La présidente du tribunal a accepté l’argument d’urgence qu’avait avancé le groupe pour expliquer la non consultation de l’assemblée générale des actionnaires lors de l’accord avec BNP Paribas.
Elle a expliqué qu'une suspension des transactions ou le renvoi vers une assemblée générale des actionnaires, pour valider la cession, «pourrait avoir pour conséquence de faire apparaître l'impossibilité d'adossement ultime à BNP Paribas, garant unique de la survie de Fortis banque». En un mot que si le bancassureur avait répondu à l’appel des actionnaires, il en aurait été davantage fragilisé.
lessentiel.lu avec AFP