Act. 22.12.08; 11:05 Pub. 22.12.08; 09:24
BNP Paribas n'avait pas besoin de cela. Mardi dernier, la banque a fait état de lourdes pertes dans ses activités de marché, annonçant une perte avant impôts de 710 millions d'euros sur les onze premiers mois de l'année. Et dans la série des mauvaises nouvelles... la justice belge a aussi bloqué l'acquisition du bancassureur Fortis, qui s'appelle désormais BGL.
Le directeur général de BNP Paribas, Baudouin Prot, a tenté de rassurer les investisseurs: "Si BNP Paribas ne rachetait pas Fortis, ce serait une occasion manquée", mais "cela n'aurait pas d'impact financier négatif sur nos comptes", a indiqué le directeur général dans une interview au quotidien
Les Echos de lundi.
Pressions sur la justice
La question d'une éventuelle augmentation de capital pour renforcer les fonds propres de BNP Paribas "ne se pose pas" pour l'instant, en cas d'échec de l'opération, a-t-il ajouté. Une décision de justice a bloqué mi-décembre le rachat de Fortis par BNP Paribas en Belgique pour 14,5 milliards d'euros.
Le Premier ministre belge
Yves Leterme a présenté vendredi la démission de son gouvernement, accusé d'avoir exercé des pressions sur la justice pour qu'elle valide le montage qu'il avait mis au point pour sauver Fortis de la faillite en la démantelant.
lessentiel.lu avec AFP