Act. 10.02.09; 10:05 Pub. 10.02.09; 10:00
Reynders: «C’est tout ou rien»
A la veille de l’AG de Fortis, le ministre des Finances belge réaffirme la position du gouvernement. Aux actionnaires de prendre leurs responsabilités.
Dans un entretien pour L’Écho, le Belge est catégorique alors qu’un non des actionnaires à l’accord proposé mercredi à l’AG semble se profiler. «C'est le maximum que l'on puisse faire. Tout ce que l'on fait pour les actionnaires, c'est à charge des contribuables, des gens qui travaillent et paient leurs impôts. Il appartient maintenant à tous les actionnaires, en âme et conscience, de dire s'ils souhaitent participer au projet ou non».
Si le non devait l’emporter, «l'État prendra ses responsabilités mais, s'il assume des risques supplémentaires, il aura moins de moyens pour les actionnaires. C'est tout l'accord ou rien. On n'en gardera pas des morceaux».
Les actionnaires doivent voter les décisions prises en octobre par le gouvernement belge pour sauver Fortis: la nationalisation par l’État néerlandais de l’essentiel des activités aux Pays-Bas, la nationalisation par la Belgique de Fortis Banque, première banque du pays et la revente de 75% de cette dernière à BNP Paribas.
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