Act. 27.02.09; 18:57 Pub. 11.02.09; 15:52
Par leur vote, les actionnaires, réunis à Bruxelles, ont d'abord dit "non" à la nationalisation des principales activités aux Pays-Bas par l'État néerlandais. Seulement 42,99% des actionnaires présents ou représentés ont voté pour cette opération.
Ils ont ensuite dit "non" à la nationalisation à 100% de la filiale bancaire Fortis Banque par l'Etat belge, empêchant de facto sa revente au groupe français BNP Paribas qui était censé en prendre 75%. Ce dernier vote, obtenu de justesse puisque le "oui" avait rassemblé 49,74%, a été accueilli par un tonnerre d'applaudissements.
«L'État prendra ses responsabilités»
Mardi, dans un entretien pour
L’Écho, le ministre des Finances belge Didier Reynders s'était montré
catégorique alors qu’un non des actionnaires à l’accord proposé mercredi à l’AG semblait déjà se profiler.
Si le non devait l’emporter, «l'État prendra ses responsabilités, avait-il annoncé. Mais, s'il assume des risques supplémentaires, il aura moins de moyens pour les actionnaires. C'est tout l'accord ou rien. On n'en gardera pas des morceaux.» Une déclaration qui n'a pas ébranlé les actionnaires.
lessentiel.lu avec AFP