«À Berlin, nous aurions eu trop de distractions»
Avant la présentation de leur EP, les membres d'Inborn nous ont parlé de leur vie de rockeurs.

«L’essentiel»: Vous êtes musiciens à plein temps et avez choisi Bruxelles pour y travailler. Pourquoi la capitale belge?
Max: À Berlin ou Paris, nous aurions eu trop de distractions. Jeff: Nous sommes un peu isolés, mais assez près du Luxembourg pour garder nos contacts, notamment avec des organisateurs de concerts.
Habitez-vous en collocation?
Jeff: Oui, nous partageons même un dortoir à quatre. Nous vivons avec peu de moyens. Comme ça, tu as la pression avec le temps qui passe. Si chacun avait un boulot, ce serait très difficile de nous organiser.
De quoi vivez-vous?
Max: De réserves. Cédric: Nous investissons tout notre capital dans la musique. Pour l’instant, les revenus ne sont pas encore à la hauteur de nos espérances.
La vie de rockeur implique-t-elle beaucoup de soirées?
Cédric: C’est inévitable. Au début de l’année, nous avions pris la bonne résolution de faire moins la fête, mais certaines pulsions sont parfois plus fortes… Max: Nous ne pouvons pas nous permettre de sortir toutes les nuits. Nous répétons de 10 à 16 h chaque jour.
Pourquoi sortez-vous avec «En vogue» un EP et non pas un album?
Cédric: C’est en vogue de sortir des EP en ce moment. Metro et Natas Loves You ont aussi choisi cette voie. Aujourd’hui les gens ont du mal à se concentrer pendant une heure sur un album. Max: Pour nous, l’EP est comme un cliché qui documente ce qui nous a préoccupés ces trois dernières années. Nous avons déjà joué ces chansons en live. Notre prochain album sera plein de nouveautés.
Pouvez-vous déjà révéler quelques détails sur cet album?
Cédric: Nous avons déjà un titre, mais il est encore secret. Pour l’instant, nous avons terminé cinq ou six chansons. L’album pourrait sortir fin 2011.
Comment avez-vous eu l’idée d’intégrer des sons électros dans votre rock?
Max: Nous sommes beaucoup sortis en boîte. Un jour, je me suis acheté une boîte à rythmes. Puis, on s’est dit qu’on pourrait travailler avec. Les synthés que joue Cédric nous permettent de créer des sons que nous ne pouvons pas sortir d’une guitare.
Êtes-vous fans de la musique électro?
Cédric: Nous n’écoutons presque que ça. Aphex Twin a beaucoup aidé à notre évolution. Aujourd’hui, le clivage entre électro et rock est réussi, par exemple chez les Klaxons ou les Foals.
Qu’avez-vous prévu pour la soirée de release?
Jeff: Nous jouerons les nouvelles chansons mais aussi des titres plus anciens. Cédric: Et une vieille chanson que nous avons composée il y a cinq ans et retravaillée il y a peu. Attendez vous à un cocktail violent et dansant!
Recueilli par Kerstin Smirr et Sabrina Coninx

















