Serin: «On se mêlera à la lutte pour la montée»
Alors que les joueurs ont repris le chemin des terrains d'entraînement, le président du FC Metz a dévoilé ses ambitions.

L’essentiel: Cela fait maintenant presque trois semaines que vous êtes officiellement président du FC Metz, vos premières impressions…
Bernard Serin: En tant qu’actionnaire majoritaire, je participais déjà à toutes les décisions, alors, dans le fond, cela n’a pas changé grand-chose. C’est surtout mon exposition aux médias qui a augmenté. J’ai aussi plus de proximité avec le groupe pro et avec les différents partenaires.
Quelles analyses faites-vous des dernières saisons du FC Metz ?
J’ai vécu de très près les trois dernières saisons. La première était exceptionnelle, avec la montée en Ligue 1 acquise à plusieurs journées de la fin. Ensuite, nous avons littéralement sombré la saison suivante. Avec probablement une mauvaise analyse du staff technique de l’époque qui voulait s’appuyer sur le noyau qui était monté. Mais les jeunes joueurs manquaient certainement un peu d’encadrement. À cela se sont ajoutés de nombreux blessés en début de saison.
Puis est venu l’échec de la saison dernière…
La descente s’annonçait compliquée sur le plan financier. Il fallait remonter de suite mais nous avons échoué. Cela ne s’est pas joué à beaucoup grand-chose.
Quelles ont été les erreurs commises la saison dernière?
Le groupe avait la qualité pour remonter, mais il était trop étoffé, ce qui a rendu la tâche d’Yvon Pouliquen très compliqué. Nous avions beaucoup de joueurs de même niveau aux mêmes postes et cela a eu des répercussions négatives sur le groupe.
Pourquoi avoir tardé à annoncer le maintien de Pouliquen au poste d’entraîneur?
Tout le monde avait pris un coup sur la tête en fin de saison dernière. Il a d’abord fallu huit à dix jours pour faire le bilan. Ensuite, nous avons partagé les différents constats avec Yvon Pouliquen et discuté avec lui de la politique pour la saison prochaine, qui devait être axée autour de trois choses: travailler avec un groupe restreint, rassembler toutes les composantes sportives autour de la direction technique du club, donner la priorité au beau jeu à Saint-Symphorien. Pouliquen a alors pris le temps quelques jours de réfléchir à ces propositions.
«Rassembler toutes les composantes sportives autour de la direction technique», cela veut-il dire que Joël Muller aura plus de responsabilités au sein du club?
Joël Muller a une expérience immense et une connaissance incontestée du monde du football. Il a la mission de ressouder autour de lui les différentes composantes du club. Il sera, de ce fait, plus proche de l’entraîneur et il devra y avoir davantage de dialogue entre les deux.
Hormis redonner du plaisir aux supporters messins à domicile, quels sont les objectifs sportifs cette saison?
Il y a beaucoup de clubs qui visent la montée et nous n’allons pas nous mettre de pression inutile. L’objectif sera simplement de se mêler à la lutte pour la montée.
Avec quel effectif?
Nous allons d’abord repartir avec les joueurs que nous avons sous contrat, qui sont largement capables d’être au niveau. Douze joueurs arrivent en fin de contrat et hormis Farina aucun de ces éléments n’a reçu de nouvelles propositions de contrat. Ensuite, l’évolution de l’effectif va dépendre des joueurs qui vont nous quitter. Pour l’instant, nous n’avons pas eu d’offres et seul un joueur, Renouard, a émis clairement des velléités de départ.
Un renfort a déjà été enregistré en la personne de l’attaquant béninois Omotoyossi et si je devais désigner une priorité pour le recrutement, je dirais que l’idéal serait de signer un milieu créatif gaucher et bon tireur de coups francs.
Le club est confronté à de gros problèmes économiques, comment comptez-vous redresser la barre dans les années à venir?
En s’installant durablement en Ligue 2, on ne se facilite pas la tâche. Nous devons faire des gestes en direction des différents partenaires. Tout en réaffirmant notre ancrage régional, il faudra trouver les arguments pour que nos différents partenaires nous maintiennent leur confiance. Ensuite, nous tâcherons d’élargir ces partenaires, notamment en direction du Luxembourg. Le monde économique luxembourgeois peut utiliser le FC Metz comme lieu de rencontre avec partenaires et clients. Une plate-forme de 800 mètres carrés devrait ainsi rapidement être aménagée pour répondre à ces impératifs.
Où en sont les projets de nouveau stade?
Comme on le voit à l’étranger avec par exemple l’Emirats Stadium, un bon stade est un outil de travail indispensable. Nous continuons à insister auprès des pouvoirs publics. Avec la crise actuelle, la tendance serait à la rénovation du stade de Saint-Symphorien, moins coûteuse qu’un nouveau stade. Ces projets pourraient aussi intéresser la Fédération dans le cadre de l’Euro-2016. Le 20 juillet, un rendez-vous est prévu avec Frédéric Thiriez (président de la FFF) et Jean-Pierre Escalettes (président de la Ligue) pour examiner les différentes possibilités.
Avez-vous un modèle que vous souhaiteriez imiter?
Lille est un très bon modèle. Dans les années 90, le club faisait l’ascenseur entre Ligue 1 et Ligue 2 et avait aussi des infrastructures insuffisantes. En développant ses structures et son ancrage régional, Lille s’est maintenant stabilisé au plus haut niveau français.
Recueilli par Philippe Di Filippo






















L'A31 me fait mal car elle étouffe le complexe dans son intégralité (athlétisme, tennis, football, saulcy, palais des sports...) Pouvons nous la reclasser pour tout unifier?
auteur: Var bast le: 15.11.2009 17:34