Coronavirus

10 juillet 2020 09:32; Act: 10.07.2020 15:48 Print

Le Grand Est mécontent des lourdeurs de l'État

STRASBOURG/PARIS - Élus locaux, préfète et ancien directeur de l'ARS du Grand Est ont témoigné, mercredi et jeudi, des difficultés rencontrées face à la pandémie.

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«On est passés à côté de la situation dans les Ehpad», a déploré le président du conseil régional, Jean Rottner. (photo: AFP)

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«Sur les Ehpad, je pense qu'on a eu un temps de retard inqualifiable. On est passés à côté, tous», a déploré le président du conseil régional, Jean Rottner, lors de son audition devant la commission d'enquête du Sénat sur la crise du coronavirus, qui commence ses travaux en se penchant sur cette région, très durement touchée par l'épidémie.

«Faisons confiance aux président de conseils départementaux sur ces sujets!», a prôné M. Rottner, estimant aussi que «le président de l'ARS (Agence régionale de Santé) doit être un élu du territoire». «On a attendu pendant des semaines la validation de tests sérologiques qui étaient d'ailleurs réalisés chez nous. Ce n'est plus possible, ce n'est pas un pays moderne», a-t-il également pointé, relevant «beaucoup de lourdeurs» dans la gestion de cette crise.

«Nous avons commencé à alerter sur les masques mi-février»

L'ancien directeur de l'ARS Grand Est, limogé début avril, Christophe Lannelongue, a pour sa part déploré jeudi devant la commission un pilotage «trop uniforme», qui ne prenait pas assez en compte la situation spécifique du Haut-Rhin, où l'épidémie a flambé dès début mars.

«Nous avons commencé à alerter sur les masques mi-février, le 17. C'est un signalement sur la pénurie à venir qui est resté sans réponse», a-t-il souligné, tout en reconnaissant que les demandes ponctuelles de matériel, notamment pour l'hôpital de Mulhouse, en première ligne, avaient été satisfaites. Pour la préfète du Grand Est, Josiane Chevalier, «la difficulté est peut-être venue du fait que le pilotage se faisait au sein d'une cellule sanitaire», avant de passer à une gestion interministérielle.

Le «système D» face à la crise

«Les ARS ne sont pas faites pour ces métiers logistiques. Il ne fallait pas leur confier la gestion des masques», a noté la représentante de l'État, qui a aussi mis en avant des difficultés à travailler avec Santé Publique France. «Les ARS ont beaucoup de qualités mais ne sont pas formées à l'opérationnel», a abondé Brigitte Klinkert, nouvelle ministre déléguée à l'Insertion, entendue sous la casquette de présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin.

Mme Klinkert comme M. Rottner ont souligné avoir pris des initiatives avant d'avoir reçu des directives, pratiqué le «système D» face à cette crise inédite. Mise en place pour six mois maximum, la commission d'enquête du Sénat a commencé ses auditions par le Grand Est, tandis que celle mise en place par l'Assemblée nationale a déjà procédé à plusieurs auditions, dont celle de l'ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn ou du professeur controversé Didier Raoult.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • droit de verité le 10.07.2020 10:12 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Et : on manquait ici de masques dès février aussi au travail . On l a signalé

  • Odile Hohenberg le 10.07.2020 13:36 Report dénoncer ce commentaire

    Raison de plus, pour que les Mosellans et Alsaciens devraient compter plus sur leurs voisins étrangers que sur "Paris" pour toute aide ou soutien...

  • Grand-Est le 11.07.2020 14:00 Report dénoncer ce commentaire

    Je suis entièrement d'accord. Le roi est mort depuis longtemps alors il est temps d'abolir aussi cette monarchie absolue qu'est Paris ! Les régions doivent pouvoir décider elles-mêmes de leurs sort. Il nous faut un système comme en Allemagne, si souvent citée en exemple par nos chers élus... quand ça les arrange...

Les derniers commentaires

  • Grand-Est le 11.07.2020 14:00 Report dénoncer ce commentaire

    Je suis entièrement d'accord. Le roi est mort depuis longtemps alors il est temps d'abolir aussi cette monarchie absolue qu'est Paris ! Les régions doivent pouvoir décider elles-mêmes de leurs sort. Il nous faut un système comme en Allemagne, si souvent citée en exemple par nos chers élus... quand ça les arrange...

  • blu le 11.07.2020 08:23 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    La lourdeur vient souvent de la personne qui gère les dossiers et qui se cache derrière des soit disant textes de loi. Au lieu de prendre une initiative et de faire son travail.... La lourdeur vient d’en bas dans les administrations qui profitent du système plutôt que d’aider à le faire avancer.

  • benvoyons le 11.07.2020 05:16 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    ben dites donc le débat sur les chiens à toute sa place bravo à votre avis de très haute importance merci de votre article référent

  • Odile Hohenberg le 10.07.2020 13:36 Report dénoncer ce commentaire

    Raison de plus, pour que les Mosellans et Alsaciens devraient compter plus sur leurs voisins étrangers que sur "Paris" pour toute aide ou soutien...

  • BimBim le 10.07.2020 11:56 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    @droit de vérité - on n’est pas sur Facebook ou au confessionale