Tweets intempestifs

26 février 2019 07:46; Act: 26.02.2019 10:54 Print

Le fantasque Musk risque de coûter cher à Tesla

Le gendarme boursier américain a lancé une procédure contre Elon Musk, fondateur de Tesla, accusé d'avoir violé un accord lui interdisant les tweets intempestifs.

storybild

Elon Musk est dans le collimateur des autorités boursières. (photo: AFP/Robyn Beck)

Sur ce sujet
Une faute?

Le gendarme américain de la Bourse a accusé lundi, Elon Musk, fondateur de Tesla, d'avoir violé les termes d'un accord avec la justice. Le 19 février, le dirigeant du constructeur de voitures électriques a tweeté que Tesla allait produire 500 000 voitures en 2019, quand le groupe ne parlait jusqu'ici que d'environ 400 000 unités. Quatre heures plus tard, le milliardaire rectifiait le tir: «Voulais dire que le taux de production annualisé à la fin de 2019 serait probablement d'environ 500 000 (unités), c'est-à-dire 10 000 voitures par semaine. Les livraisons pour cette année demeurent attendues à environ 400 000».

Pour le gendarme de la Bourse il n'y a pas de doute, Elon Musk a enfreint les règles qu'il s'était engagé à respecter dans un accord à l'amiable conclu en octobre 2018 et qui devait empêcher tout tweet intempestif pouvant influer sur le cours de l'action de l'entreprise. «Le 19 février 2019, M. Musk a tweeté "Tesla a produit zéro voiture en 2011 mais en produira environ 500 000 en 2019". M. Musk n'a ni cherché ni obtenu d'approbation pour la publication de ce tweet qui était inexact et a été diffusé auprès de plus de 24 millions de personnes», avance la SEC. «Par conséquent, M. Musk a violé le jugement final en faisant très exactement ce que les termes du jugement devaient empêcher».

Récidive

Elon Musk a répliqué sur Twitter en se moquant de l'agence fédérale. «La SEC a oublié de lire la transcription des résultats de Tesla, qui dit clairement 350 000 à 500 000. C'est la honte», affirme-t-il. Ses conseils ont aussi souligné, selon les documents remis au tribunal, qu'Elon Musk estimait ne pas avoir besoin d'autorisation de tweeter cette information qui selon lui reprenait des choses dites lors de la conférence téléphonique avec des analyses et la presse sur les résultats financiers de Tesla, qui s'est tenue le 30 janvier. L'affaire est maintenant dans les mains du juge qui devra trancher.

Mais Elon Musk risque gros, la justice américaine appréciant en général assez peu les récidives notamment dans ces dossiers impliquant la crédibilité des marchés financiers américains. La SEC avait engagé des poursuites contre M. Musk et Tesla parce qu'il avait affirmé dans un tweet, l'été dernier, que la compagnie allait sortir de la cote et qu'elle avait les financements appropriés pour ce faire. L'information a fait bondir le prix de l'action en bourse mais elle s'était très vite avérée sans aucun fondement.

(L'essentiel/afp)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.