États-Unis

15 janvier 2020 08:51; Act: 15.01.2020 16:43 Print

Un trader mis à pied pour avoir parlé sur WhatsApp

Salarié chez JPMorgan Chase, l'homme avait ouvert une discussion de groupe avec des collègues. Des échanges qui violent les règles internes de l'établissement financier.

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L'homme était salarié chez JPMorgan Chase.

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La banque américaine JPMorgan Chase, a suspendu un de ses courtiers vedette pour avoir utilisé la messagerie WhatsApp avec des collègues, a indiqué à l'AFP, lundi, une source proche du dossier. Salarié de la firme depuis 2002, il a été mis à pied il y a deux semaines le temps d'une enquête interne, a dit cette source, confirmant des informations de l'agence Bloomberg News.

Ce trader spécialisé dans les produits financiers liés aux obligations est accusé d'avoir violé le règlement interne de la banque sur les moyens de communication, en créant un groupe de discussion sur WhatsApp au sein duquel il échangeait avec des collègues.

Seules les discussions privées sont autorisées

JPMorgan, comme les autres grandes banques de Wall Street, interdit à ses salariés d'utiliser des messageries cryptées quand ils parlent de travail car elle n'en a pas le contrôle et ne peut par conséquent pas déterminer si des malversations, délit d'initié ou fraude ont été commises. Les salariés peuvent toutefois s'en servir pour leur usage personnel. Mais dès que les conversations impliquent des collègues de travail, JPMorgan estime qu'elles ne sont plus privées, a dit la source.

Le courtier suspendu et ses collègues discutaient des marchés «mais rien qui puisse intéresser le régulateur ou contribuer à manipuler les marchés», selon les premiers éléments de l'enquête interne, a dit la source. Cette investigation devrait durer encore quelques semaines et il n'est pas exclu que le trader soit licencié, ajoute-t-on de même source. Contactée par l'AFP, JPMorgan n'a pas souhaité commenter.

Les grandes banques ont obligation de conserver les communications professionnelles de leurs salariés et peuvent être forcées de les transmettre aux régulateurs enquêtant sur de potentielles malversations. Elles doivent également signaler d'elles-mêmes de potentiels actes répréhensibles ou affectant le bon fonctionnement des marchés financiers.

(L'essentiel/afp)