Essai auto

03 janvier 2020 09:00; Act: 03.01.2020 20:30 Print

La première berline BMW à traction

Après quinze ans d'existence, la BMW Série devient la première berline de la marque à roues avant motrices. Quelle révolution!

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Devenue une vraie traction, la BMW M135i atteint un niveau supérieur en matière de performances.

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Une berline BMW sans propulsion! Les puristes de la marque bavaroise vont s'arracher les cheveux. Après quinze ans de vie, la Série 1 est bel et bien devenue la première berline BMW à roues avant motrices. C'est que la nouvelle Série 1 (The 1 version marketing) se base sur la même plateforme que le monospace Série 2 Active Tourer ou les petites citadines Mini.

Si l'avant rapetisse et la longueur diminue (-1 cm), largeur (+3,4 cm) et hauteur (+ 1,3 cm) donnent une silhouette plus ramassée à la nouvelle Série 1. Double calandre imposante, nervures sur le capot, ligne de caractère proche des bas de caisse, ceinture de caisse rehaussée à l'arrière et différentes ouïes viennent affirmer un caractère bien plus dynamique. À l'intérieur, l'habitabilité en a profité, avec des centimètres pour les passagers avant et arrière. Cela offre plus d'espace aux genoux (+3 cm) et aux coudes (+1,3 cm).

Un train arrière pas assez joueur

La gamme de moteurs se veut la plus large possible avec trois diesels (116, 150 et 190 ch) et deux essence (140 et 306 ch). Sur notre version d'essai, la M135i, le 4-cylindres 2.0 de 306 ch est obligatoirement associé à la boîte automatique à 8 rapports Aisin et à la transmission intégrale xDrive.

Aussi excellent soit-il, ce 4-cylindres ne fait pas oublier les précédents 6-cylindres. Pourtant, les performances sont là: 0 à 100 km/h en 4,8 secondes et vitesse maxi à 250 km/h. Mais la sonorité artificielle, l'agrément de conduite inégal et une certaine paresse au rétrogradage sont pénalisants. Traction hyper efficace grâce à son train avant super précis, la M135i souffre malheureusement d'un train arrière pas assez joueur. Devenue plus commune, elle a les armes pour séduire un plus large public. Dommage pour les vrais puristes!

(Denis Berche/L'essentiel)