Farine

07 mai 2020 06:00; Act: 05.05.2020 16:57 Print

Les moulins tournent à plein régime

La production de farine est en plein essor au moulin Marty, dans la campagne irlandaise, en raison de la pandémie.

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La situation actuelle rappelle à James Tallon les récits que lui tenait son père sur la pénurie lors des deux guerres mondiales.

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«On pourrait travailler 24h sur 24!», assure James Tallon, le propriétaire du moulin Marty Mill. Dans la campagne, près de Dublin, la rivière Blackwater fait tourner à plein régime les roues du moulin pour répondre à la demande croissante en farine des familles irlandaises confinées face à l’épidémie de nouveau coronavirus.

«Même les supermarchés qui, avant, ne vendaient que cinq caisses de farine par semaine pourraient maintenant en vendre 50 si on leur en fournissait suffisamment», explique cet Irlandais de 64 ans, dont la famille tient le moulin depuis quatre générations.

Un manque de farine

L’Irlande vit sous confinement depuis le 28 mars et déplore plus de 1 100 décès dus à la pandémie de nouveau coronavirus. Coincés chez eux, de nombreux Irlandais sont amenés à cuisiner bien plus qu’avant, par nécessité ou pour passer le temps. Ingrédient de base, la farine vient régulièrement à manquer dans les supermarchés, qui pour certains ont mis en place des restrictions sur les ventes, et les producteurs sont contraints d’augmenter leur cadence. James et son fils doivent désormais moudre à plein régime pour satisfaire la demande des boulangeries, supermarchés et autres magasins du comté de Meath.

À l’intérieur de leur moulin datant de 1641, on est assailli par le vacarme des rouages actionnés par la rivière, qui génèrent une fine poussière blanche et une douce odeur de bois séché. Au premier étage, de grandes meules en bois écrasent un flux continu de grains. La farine brute descend ensuite au niveau inférieur, où elle est tamisée dans un appareil, avant que le fils de James Tallon, en salopette blanche et chapeau vissé sur la tête, n’empaquette le produit fini.

Une tonne à une tonne et demie de farine par jour

C’est ainsi que le Martry Mill produit désormais entre une tonne et une tonne et demie de farine par jour - l’équivalent de 500 à 700 paquets de deux kilos. «Avant le Covid-19, on avait de la chance si on produisait autant en deux semaines», raconte James Tallon.

La situation lui rappelle les récits de son père sur les deux guerres mondiales qu’il a toujours écoutés sans trop y croire: le moulin fonctionnait 24h sur 24 pour répondre aux pénuries. Des histoires qu’il prenait jusqu'ici «avec des pincettes».

(L'essentiel)

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