Entretien / Luxembourg

21 septembre 2020 14:53; Act: 28.09.2020 15:27 Print

Réécoutez la «Story» de Philippe Emond

LUXEMBOURG - Avec passion, Philippe Emond, administrateur exécutif du groupe Bilia-Emond, évoque l'Autofestival, une belle rencontre et sa plus belle victoire.

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Renaud Emond, à gauche, attaquant du FC Nantes, est le fis de Philippe Emond, à droite, administrateur exécutif de Bilia-Emond, à Luxembourg.

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Au lieu des douze jours habituels, l’Autofestival durera deux semaines en 2021. «Quand on est concessionnaire de voiture au Luxembourg, c’est un rendez-vous incontournable», a rappelé Philippe Emond, au micro de Jean-Luc Bertrand, ce vendredi, lors du 5e et dernier épisode de la «Story». «Si on doit parler en terme agricole, c’est la moisson. On sait qu’il faut démarrer l’année dans de bonnes circonstances. On a un pic de ventes important. Si c’est bien fait, cela trace la voie de l’année. S’il est bien fait, tant mieux. Si c’est mal fait, on doit commencer à ramer pour boucler l’année. Au niveau des chiffres, on doit faire 30% de nos ventes sur ce début d’année-là. Si on ne l’atteint pas, on se complique la vie. L’Autofestival, c’est bien et cela crée une belle effervescence. Y ajouter deux ou trois jours, c’est très bien, car cela étale un peu le temps d’action et cela soulage les équipes. Et pour les clients, c’est plus confortable. Dans le contexte actuel (lié au Covid-19), ce n’est pas plus mal, non plus».

Au niveau des personnalités qu’il a croisées, Philippe Emond s’est dit bluffé par l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy. «Sans hésitation, alors que je n’avais pas d’a priori positifs au départ par rapport à la personne», a-t-il même détaillé. «Je l’ai rencontré à l’inauguration des centre d’entrainement du Stade de Reims où j’étais sponsor avec mes garages BMW français. Il est venu pour le discours et je n’avais jamais vu quelqu’un qui maitrisait son sujet comme lui, ce jour-là. Sans aucun document d’aide, il a parlé de toute la vie de Raymond Kopa, qui a perdu un enfant en bas-âge, qui s’est retrouvé en guerre avec des dirigeants de club, qui a connu des tensions avec l’équipe de France… Nicolas Sarkozy savait tout et à la bonne date. Madame Kopa était là et il arrachait des larmes à tout le monde. J’ai croisé d’autres hommes politiques comme François Hollande, mais ça n’a absolument rien à voir. Nicolas Sarkozy m’avait bluffé par sa force de travail et la conviction qu’il a mis dans son discours et la maitrise de son temps. Franchement, respect».

La cinquième séquence diffusée vendredi sur «L’essentiel Radio»

Philippe Emond en quelques questions

Ma plus belle victoire? Sans être bateau, je dirais le parcours de mon fils (Renaud Emond, attaquant au FC Nantes). En tant que parent, on est motivé à voir ses enfants évoluer dans la vie. Le fait que mon seul garçon se réalise sans moi dans le métier difficile de footballeur dont tous les garçons rêvent, en s’appuyant sur des valeurs (courage-travail-persévérance) que tout le monde lui reconnaît, c’est vraiment ce que l’on peut appeler une victoire. C’est mieux que de le voir dans mon ombre.

Revivre un moment de ma vie? C’est difficile et il y en a beaucoup. En isoler un, c’est spécial. Il y a un moment dans ma vie où je n’ai pas maitrisé l’importance de ce qu’il se passait, c’est quand j’ai signé l’achat du garage (BMW à Arlon) en décembre 1992. C’était un soir de Noël et je suis rentré au réveillon chez mes parents. Alors que je ne leur avais jamais dit que j’étais en négociation, je leur ai annoncé, à Noël, que je ne travaillerai plus avec eux quelques jours après. C’était un moment particulier. J’étais pris dans un espèce de truc et je n’ai pas calculé à quel point c’était un changement de vie par rapport à ma famille. Mon père comptait sur moi au sein de son entreprise et c’était quelque chose de particulier que je n’ai pas apprécié comme j’aurais pu le faire à présent.

Me définir en un mot? Ce n’est pas trop compliqué, c’est passion, passion et passion. Tout ce que je fais, je le fais à fond. Ce que je n’aime pas, je ne me prends pas la tête. Quand quelque chose me plaît, je suis à fond dedans. J’aime aussi l’aventure humaine, croiser les gens et vivre des choses avec eux.

La première séquence diffusée lundi sur «L’essentiel Radio»

La deuxième séquence diffusée mardi sur «L’essentiel Radio»

La troisième séquence diffusée mercredi sur «L’essentiel Radio»

La quatrième séquence diffusée jeudi sur «L’essentiel Radio»

La play-list de Philippe Emond

(Frédéric Lambert / L'essentiel )