Un an après la tornade

09 août 2020 08:00; Act: 08.08.2020 17:18 Print

«Aujourd'hui encore, je panique s'il y a du vent»

BASCHARAGE - Le 9 août 2019, il y a un an tout juste, une tornade s'abattait sur le sud-ouest du pays. Des souvenirs fous et une plaie encore ouverte. Témoignage.

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Assise sur la terrasse de son pavillon, Liliane Hengen savoure son café au soleil. Sur son smartphone, à ses côtés, son compagnon Joël fait défiler des photos... et les souvenirs, comme l'émotion, refont instantanément surface. Des photos prises il y a un an tout juste, sur cette même terrasse, autour de ce même pavillon de l'avenue de Luxembourg à Bascharage, où une tornade venait de tout ravager sur son passage. Le 9 août 2019, comme si c'était hier. «Un choc, comme s'il y avait eu la guerre», marmonne Liliane.

La femme de 53 ans se souvient de chaque instant. 18h, vendredi soir d'été, et ces premières informations qui tombent alors qu'elle était encore en service à la maison de soins où elle travaille, à Steinfort. Le repas allait être servi aux résidents, puis tout bascule. Une tornade au Luxembourg? «Impossible», se dit-elle alors. Des images arrivent sur les réseaux sociaux, elle y voit son quartier, la maison d'une collègue qui prend la route immédiatement. L'impensable claque. Le compagnon de Liliane, tout juste retraité, est alors à la maison, elle le rejoindra vers 20h.

Le témoignage complet, en vidéo

«Quand j'ai vu ma rue comme ça, j'avais les larmes aux yeux», raconte-t-elle un an après pour L'essentiel. En quelques secondes, la tornade a dévasté une partie de Bascharage, Rodange et Pétange. Les habitants, les pompiers, tout le monde s'affairait déjà à nettoyer la rue, à aider ses voisins. Personne ne rentrera avant 3h du matin. Liliane se souvient autant du «panneau solaire encastré» dans leur voiture, du toit éventré du pavillon, que de la solidarité qui s'est très vite enclenchée.

De cette solidarité, un an après, il reste une proximité plus forte entre les voisins de la rue. Il reste aussi une «peur panique» du vent chez Liliane, qui se fige dès que les branches de l'arbre s'agitent un peu devant la maison. «Mais je pense que c'est normal», confie-t-elle, presque en s'excusant. Eux n'ont pas été blessés, la prise en charge de leurs travaux et les chantiers se sont déroulés sans problème, mais Liliane et Joël ont en tête «le désastre trois maisons plus loin». La maison dans laquelle a grandi l'homme, au bout de la rue, a d'ailleurs été particulièrement touchée.

Ce dimanche «anniversaire» s'annonce particulier pour le couple comme toutes les victimes de la catastrophe naturelle, qui avait fait une vingtaine de blessés. «On se souvient qu'on a eu de la chance», retient Liliane, des larmes toujours dans les yeux, douze mois plus tard.

(L'essentiel/Nicolas Chauty)

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Les commentaires les plus populaires

  • MLG le 09.08.2020 13:50 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    @Flash Gordon: « les travailleurs qui on en.marre de ne partir qu en août ». Pourquoi la pétition sur l’abolition du congé n’a recueilli « que » 800 signatures?

  • Quid le 09.08.2020 12:30 Report dénoncer ce commentaire

    Et combien attendent encore d'être indemnisés ou pouvoir revivre dans un logement réparé ?

  • pralin le 09.08.2020 13:03 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Facile à dire, mais les angoisses sont toujours là, courage à la famille Hengen , ainsi qu’aux autres familles.

Les derniers commentaires

  • Grammaire le 10.08.2020 11:06 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Un petit stage découverte au Liban aidera Jos à surmonter sa peur du vent.

  • Anon le 09.08.2020 22:12 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    facile a parler pour vous

  • ex fumeur le 09.08.2020 20:59 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    je pas eus de pression de la part de qui que cesoit e je pas signer on parle souvent que les portos non qua rentrer chez eux mais apres on pleure pas de ouvriers dans le batiment faut savoir

  • veritis le 09.08.2020 20:53 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    revend tu auras bien plus de plaisir à vivre ailleurs

  • MLG le 09.08.2020 13:50 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    @Flash Gordon: « les travailleurs qui on en.marre de ne partir qu en août ». Pourquoi la pétition sur l’abolition du congé n’a recueilli « que » 800 signatures?

    • Georges Lemercier le 09.08.2020 16:33 Report dénoncer ce commentaire

      Le syndicat leur à mis une telle pression que peux de travailleurs du bâtiment ont osés signés la pétition .

    • @Georges le 10.08.2020 09:36 Report dénoncer ce commentaire

      Désolé, mais c'est un peu bidon. On est pas dans une dictature. Je n'ai jamais entendu d'une pression quelquconque. Je suis moi même dans le bâtiment, non syndiqué, comme beaucoup, et tout le monde autour de moi veut maintenir le congé. Sans congé, on aura plus de vacances en période scolaire. Personne ne veut rendre visite à sa famille en Novembre. On veut partir quand les enfants n'ont pas d'école.