Au Luxembourg

10 janvier 2020 10:08; Act: 10.01.2020 10:28 Print

La mort d'un Capverdien au Portugal crée l'émoi

LUXEMBOURG - Des associations capverdiennes et africaines au Luxembourg demandant justice pour Luís Giovani Rodrigues, victime d'une agression mortelle au Portugal.

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Originaire de l'île de Fogo au Cap-Vert, Luís Giovani Rodrigues était arrivé il y a deux mois à Bragance pour y suivre ses études. (photo: Facebook)

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«Toute la lumière doit être faite autour de ce crime odieux». Plusieurs associations capverdiennes et africaines au Luxembourg demandant justice pour Luís Giovani Rodrigues. Cet étudiant capverdien de 21 ans est décédé le 31 décembre dernier, à l'hôpital de Porto, après avoir subi une agression devant une boîte de nuit à Bragance, le 21 décembre.

À ce titre, un appel a été lancé à la diaspora capverdienne et plus largement aux résidents du Luxembourg pour un rassemblement ce samedi, à 14h, au parking Bouillon, à Luxembourg. Les organisateurs prévoient ensuite une marche silencieuse en direction de l'ambassade du Portugal, et, une fois sur place, une minute de silence en hommage au jeune homme. À noter que des manifestations similaires sont organisées ce samedi, dans d'autres villes où la diaspora capverdienne est fortement représentée, comme Paris, Londres, Lisbonne et Brockton (États-Unis).

Des suspects ont été interrogés

Originaire de l'île de Fogo au Cap-Vert, Luís Giovani Rodrigues était arrivé il y a deux mois à Bragance pour y suivre ses études. Le 21 décembre dernier, il était sorti en discothèque à Bragance, en compagnie de trois amis. Les Capverdiens sont entrés en conflit avec un groupe de personnes, explique Contacto. La discothèque a alors demandé à Luis Giovanni et à ses amis d'attendre à l'intérieur pendant un certain temps, le temps que les autres personnes s'en aillent.

Problème: ces derniers auraient appelé des «renforts», et tout le monde attendait dehors. En sortant de la boîte de nuit, Luis Giovani aurait reçu un violent coup dans la tête, et aurait perdu connaissance. Dix jours plus tard, le jeune homme est donc décédé. Jeudi matin, la police a interrogé quinze jeunes, suspectés d'avoir participé à l'agression mortelle. Les forces de l'ordre avaient préalablement pu visionner les images des caméras de vidéosurveillance de la boîte de nuit.

(ol/L'essentiel)