Addictions au Luxembourg

08 juillet 2016 07:30; Act: 08.07.2016 09:44 Print

«Les jeunes doivent finir d'eux-​​mêmes par dire non»

LUXEMBOURG - Drogues, alcool, cigarettes, réseaux sociaux ou jeux en ligne. Les services dédiés à la jeunesse doivent quotidiennement faire face à des cas d'addictions.

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Les professionnels du secteur ont pu échanger sur les addictions ce jeudi à Luxembourg. (photo: L'essentiel)

op Däitsch
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Présentation d'initiatives et avis d'experts, les éducateurs, psychologues et animateurs des services de la jeunesse ont pu faire le plein de bons tuyaux jeudi lors du symposium national sur les addictions des jeunes. «Toutes les maisons des jeunes sont confrontées à des cas de dépendance», explique Andy Wintringer, responsable de la maison des jeunes de Kayl. «L'addiction, c'est vouloir aller plus loin que la norme. Ce n'est pas seulement la drogue et l'alcool. Ce sont aussi les sports extrêmes, les nouvelles technologies, Facebook ou les jeux en lignes».

Pour aider les jeunes à faire face à leurs addictions, les maisons de jeunes les poussent à développer des projets «dans le but de les responsabiliser», souligne Andy Wintringer. La maison des jeunes de Schifflange, par exemple, axe ses activités sur la «pédagogie de la nature», en proposant de cuisiner à l'extérieur, de construire des abris, etc. «L'objectif n'est pas de travailler directement sur l'addiction», note Eric Waldé, de l'ASBL elisabeth, mais «de renforcer les compétences des jeunes pour qu'ils réussissent à s'affirmer et finir par dire "non" d'eux-mêmes aux substances auxquelles ils sont dépendants».

De plus en plus de jeunes pris en charge

Pour tous les acteurs de terrain, le mot d'ordre est la confiance. «Grâce aux contacts quotidiens, nous arrivons à développer la confiance entre le jeune et nous. Nous sommes aussi présents dans la vie locale, lors des braderies par exemple. Cela permet d'avoir aussi la confiance des parents», explique encore Andy Wintringer. Si un problème d'addiction se développe, les jeunes se livrent ensuite facilement aux éducateurs, qui peuvent alors, si besoin, les orienter vers les services spécialisés.

Impuls est l'un d'entre eux. Ce service est chargé de l'aide aux jeunes consommateurs de drogues de 13 à 21 ans. «Des jeunes qui ont des problèmes d'addictions sont envoyés chez nous par le parquet, la police ou le tribunal. Ils suivent ensuite un entretien individuel ou 4 séances de groupe animées par un psychologue. L'an dernier, Impuls a reçu près de 700 jeunes. Un nombre qui augmente d'année en année. «Il y a dix ans, on recevait seulement 245 jeunes. Aujourd'hui, la drogue est plus accessible et le taux de THC a augmenté, ce qui aggrave les addictions», note René Meneghetti, un responsable d'Impuls.

Mais qui dit maison des jeunes ne veut pas forcément dire «jeunes à problèmes». «Souvent, les maisons des jeunes sont associées aux mauvais comportements. Un symposium comme celui-ci sert à valoriser l'image des jeunes et le travail pédagogique mené par les éducateurs et les animateurs», observe Kim Castelain-Schortgen, responsable du colloque.

(Juliette Devaux/L'essentiel)

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Les commentaires les plus populaires

  • écolo le 08.07.2016 10:06 Report dénoncer ce commentaire

    Pour éviter tout çà il faut aller vivre dans les bois.....!

  • Confiance le 08.07.2016 08:23 Report dénoncer ce commentaire

    plus de drogues, plus de cigarettes, plus d’alcool, plus de réseaux sociaux, plus de jeux vidéos. Mais une vie saine faite de légumes, de joie de vivre et de sport. (lol)

  • Libre le 08.07.2016 10:15 Report dénoncer ce commentaire

    Effectivement, l'individu doit être au cœur et responsable. Ce n'est pas en supprimant leur envie d'échanger leur temps contre une rémunération par le biais d'une fiscalité volatile et dissuasive que le gouvernement réglera le problème. Si le prix de ces maisons des jeunes est trop élevé, elle généreront plus de mal que de bien. C'est comme ça, personne n'y peut rien. C'est la nature.

Les derniers commentaires

  • Yannovsky le 03.08.2016 19:56 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    pour faire face aux problemes faudrais que l'etat encadre bien les jeunes deja. pas de travail, pas de justice, pas de niveau social stable font que les jeunes se glisse dans les problemes sans meme le vouloir. en plus si on regarde combien l'etat gagne sur les produits d'alcool et de tabac je me demande vraiment si il veulent que les gens arretent la consommation. en parlant de cannabis faudrait regarder les pays comme le pays bas. trop interdiction tue l'interdiction mais se piquer des seringues d'heroines en pleine rue c normal. le monde a l'envers

  • Tozzzz le 08.07.2016 16:42 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Au niveau de l'alcool je vous conseille de lire quelques bouquins, 3 exactement, et d'arrêter doucement avec un traitement et des vitamines B... puis allez voir un neurologue à esch. Il vous aidera.

  • MarcC le 08.07.2016 13:59 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Ne vendons plus de cigarettes et d'alcool comme cela le problème sera résolu. Malheureusement l'état gagne beaucoup trop d'argent là dessus, pas sur la drogue et c'est la raison pourquoi elle est interdite

    • Calmons le jeu le 08.07.2016 14:50 Report dénoncer ce commentaire

      Si c'était si simple que cela... Le temps de la prohibition aux États-Unis n'avait pas solutionné le problème, mais l'a aggravé: contrebande, alcohol fabriqué à la maison etc. Combine de gens ont péri dans les années 1920 à cause de l'acohol frélaté? Mieux vaut contrôler que d'interdire.

  • foududuc le 08.07.2016 13:37 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    et l'addiction a la bouffe. .on en parle?

  • Logique débordante le 08.07.2016 13:04 Report dénoncer ce commentaire

    "Les jeunes doivent finir d'eux-​​mêmes par dire non» xD, s'ils sont addicts c'est loin d'être gagné, voir c'est très, très,..., très bête. On parle de drogues, donc addictives par définition, donc sauf à vouloir entretenir le problème, l'écosystème et les jobs qui vont avec, cette manière de faire est mauvaise. Mais surtout elle explique le manque de volonté des décideurs et les mauvais résultats. Dommage la drogue est un vrai problème, il fait tellement bon vivre au quartier de la gare n'est-ce pas?