Au Luxembourg

27 octobre 2020 09:00; Act: 27.10.2020 09:25 Print

«Opérer un bébé en pleine santé devrait être interdit»

LUXEMBOURG - La nouvelle loi destinée à protéger les enfants nés intersexes est très attendue.

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Le taux d'enfants intersexes parmi les naissances est estimé à 1,7%.

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«Fille ou garçon?». C'est souvent la première question que pose l'entourage aux futurs parents, les échographies permettant de savoir tôt le sexe de l'enfant. Quand ce dernier est intersexué, c'est un choc pour les parents. «Nous devons leur expliquer que les cas sont rares mais normaux et que l'enfant est en parfaite santé», témoigne Yolande Klein, de l'Association luxembourgeoise des sages-femmes.

Le taux d'enfants nés avec des variations des caractéristiques sexuées est estimé à 1,7% et pose le problème des interventions chirurgicales ou médicales pour les faire rentrer dans une case, fille ou garçon. «Le discours ambiant dit que les mœurs ont changé et que ces opérations n'ont plus cours, mais aucune loi ne le garantit», martèle le Dr Erik Schneider, de l'ASBL Intersex & Transgender Luxembourg. Les concertations pour créer une telle loi ont débuté.

«Protéger les mineurs incapables de discernement»

«L'idée est de protéger les mineurs encore incapables de discernement, précise le docteur. Un enfant de 13 ans qui s'identifie à un garçon doit avoir accès, s'il le souhaite, à un traitement pour empêcher sa poitrine de se développer. Mais il est inadmissible d'opérer un bébé quand son pronostic vital n'est pas engagé!», insiste le Dr Schneider.

Au-delà de la loi, pour lever le tabou, «il faut transmettre le savoir, estime Erik Schneider. On met souvent en avant le harcèlement scolaire pour taire l'intersexuation, mais on a constaté que quand on l'expliquait aux jeunes enfants, ils n'avaient aucun mal à l'accepter». La semaine de sensibilisation, débutée lundi, met l'accent sur la formation des actuels et futurs enseignants. Et elle donne un espace d'expression anonyme aux adultes intersexués, car «ce sont eux qui peuvent nous dire ce dont ils ont besoin».

(Séverine Goffin/L'essentiel)

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Les commentaires les plus populaires

  • Danièle le 27.10.2020 18:53 Report dénoncer ce commentaire

    "Les personnes intersexuées naissent avec une ambiguïté sexuelle visible, c’est-à-dire avec des organes génitaux difficiles ou impossibles à définir comme mâles ou femelles (leurs organes sexuels sont souvent atrophiés)." Ce sujet est tabou à ce que je vois et il faudrait peut être plus en informer les gens. Personnellement je n'aimerais pas avoir un enfant intersexué et je ferais tout pour lui faciliter la vie. Quitte à le faire opérer. Dramatique! Et je pense que cela peut aller jusqu'au suicide.

  • Hono le 27.10.2020 10:10 Report dénoncer ce commentaire

    1.7% on ne peut pas appeler ça "rare"!? C'est a peu près autant que de petits roux, plus de 100 enfants par an juste au Luxembourg!? Il y a effectivement encore des non-dits et des taboos à lever, même ici en 2020..

  • Pimprenelle le 27.10.2020 18:22 Report dénoncer ce commentaire

    On pourrait commencer par interdire les mutilations génitales infantiles rituelles...

Les derniers commentaires

  • LaBonneStatistique? le 27.10.2020 19:14 Report dénoncer ce commentaire

    Selon un étude publié en 2017, en France le nombre de personnes nées de sexe indéterminé entre janvier 2013 et février 2017 est 53 (source INSEE), parmi à peu prés 4 millions de naissances sur la période 2013-2017. Ce qui donne 1,3 x 100,000 naissances, soit le 0,0013 %. Voir tableau à la page 250-1:

  • Danièle le 27.10.2020 18:53 Report dénoncer ce commentaire

    "Les personnes intersexuées naissent avec une ambiguïté sexuelle visible, c’est-à-dire avec des organes génitaux difficiles ou impossibles à définir comme mâles ou femelles (leurs organes sexuels sont souvent atrophiés)." Ce sujet est tabou à ce que je vois et il faudrait peut être plus en informer les gens. Personnellement je n'aimerais pas avoir un enfant intersexué et je ferais tout pour lui faciliter la vie. Quitte à le faire opérer. Dramatique! Et je pense que cela peut aller jusqu'au suicide.

  • Pimprenelle le 27.10.2020 18:22 Report dénoncer ce commentaire

    On pourrait commencer par interdire les mutilations génitales infantiles rituelles...

  • platane le 27.10.2020 15:02 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    1,7% ?????? C’est énorme pour ce minuscule pays!!!!!

  • borko le 27.10.2020 14:27 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    @god abraham et ben, restez y sur votre chemin et surtout n'en sortez pas. laissez les autres vivre la vraie vie faites de pluralité et de chose non binaires.