Belgique

18 octobre 2019 12:32; Act: 18.10.2019 13:59 Print

Carles Puigdemont laissé libre sous conditions

Suite à un mandat d'arrêt européen, l'ancien président de la Catalogne s'est présenté spontanément devant la justice belge, ce vendredi. Il reste libre sous conditions.

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Carles Puigdemont s'est vu notifier un nouveau mandat d'arrêt européen. (photo: Keystone/Christian Charisius)

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L'ex-président catalan, Carles Puigdemont, s'est présenté volontairement vendredi matin, devant la justice belge qui lui a signifié le mandat d'arrêt européen émis contre lui à Madrid, et a décidé de le maintenir en liberté sous contrôle judiciaire, selon des sources concordantes. S'exprimant devant des journalistes à Bruxelles, Carles Puigdemont a expliqué s'être présenté à la police puis s'être fait conduire devant un juge belge, qui lui a signifié cette décision.

Il a été libéré «sans caution, avec la possibilité de quitter la Belgique avec la permission» du juge, mais devra rester «disponible» pour répondre à toute convocation, a-t-il souligné. Depuis que le leader indépendantiste s'est réfugié en Belgique, fin octobre 2017, après la sécession ratée de la Catalogne, c'est la troisième fois que l'Espagne émet un mandat d'arrêt européen pour obtenir sa remise.

Il vit à Waterloo

Vendredi matin, «il (en) a reçu la notification, a comparu devant le juge et s'est officiellement opposé à son extradition vers l'Espagne», ont indiqué ses services dans un communiqué publié à Bruxelles. «Le président Puigdemont a plaidé son immunité en tant que membre du Parlement européen», a-t-on ajouté de même source.

Dans ce mandat visant le responsable catalan, qui vit à Waterloo au sud de Bruxelles, la justice espagnole vise les délits de «sédition et détournements de fonds publics». Il s'agit désormais pour la justice belge de «vérifier si le fait qui est à la base du mandat d'arrêt européen constitue une infraction au regard du droit belge», avait expliqué mardi, le parquet de Bruxelles, dans un communiqué.

«Vu la complexité du dossier et les deux mandats d'arrêt européens déjà émis précédemment contre Carles Puigdemont, le dossier demande une analyse juridique approfondie», avait-il fait valoir. Mardi, outre l'émission de ce nouveau mandat d'arrêt européen, la Cour suprême d'Espagne a condamné neuf dirigeants indépendantistes à des peines allant de neuf à 13 ans de prison pour la tentative de sécession de la Catalogne en 2017. L'ancien vice-président régional, Oriol Junqueras, s'est vu infliger la plus lourde peine avec treize ans de prison pour sédition et détournements de fonds publics.

(L'essentiel/afp)