Accusatrice du prince Andrew

03 décembre 2019 10:41; Act: 03.12.2019 14:18 Print

«Il sait ce qui s'est passé. Je sais ce qui s'est passé»

L'Américaine qui accuse le duc d'York, un ami du financier décédé Jeffrey Epstein, de l'avoir violée, dénonce des «excuses ridicules».

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L'Américaine, qui affirme avoir été forcée à des relations sexuelles avec le prince britannique Andrew, sous l'emprise du financier Jeffrey Epstein, a dénoncé les «excuses ridicules» de la part du fils d'Elizabeth II. Elle «supplie» les Britanniques de la soutenir. «Je supplie les Britanniques (...) de m'aider à mener ce combat, de ne pas accepter (...) l'histoire d'un abus (NDLR: sexuel) qui concerne votre famille royale», a-t-elle déclaré dans un entretien diffusé lundi sur la BBC.

Elle y explique avoir été présentée en 2001 au deuxième fils de la reine Elizabeth II, huitième dans l'ordre de succession au trône, par Jeffrey Epstein et sa petite amie de l'époque, lors d'une virée en boîte de nuit, où le prince l'aurait invitée à danser.

Une interview jugée désastreuse

«C'était horrible et ce type n'arrêtait pas de me suer dessus», a détaillé celle qui n'avait alors que 17 ans. Elle affirme avoir été forcée à avoir des relations sexuelles avec lui plus tard dans la soirée, puis à deux autres reprises à New York et sur l'île privée dans les Caraïbes de Jeffrey Epstein, qui s'est, depuis lors, suicidé en prison.

Le prince avait démenti «catégoriquement» ces accusations à la fin octobre, dans une interview jugée désastreuse sur la BBC qui l'a poussé à se retirer depuis de la vie publique. Il y arguait qu'une maladie l'empêchait de suer et qu'il ne se souvenait pas d'avoir rencontré cette jeune femme.

«Ce sont des conneries!»

À propos d'une photographie où il la tient par la hanche, le duc d'York avait antérieurement affirmé ne pas en avoir de souvenir, insinuant qu'elle avait été retouchée. «Les personnes impliquées vont évidemment continuer d'utiliser ces excuses ridicules comme quoi on aurait rallongé son bras ou bien que la photo a été retouchée», explique son accusatrice dans l'entretien.

«Ce sont des conneries!», s'est insurgée l'Américaine. «Il sait ce qui s'est passé. Je sais ce qui s'est passé. Et un seul d'entre nous dit la vérité». Elle a aussi assuré que la photo était «authentique» et qu'elle avait donné l'originale «au FBI pour leur enquête».

(L'essentiel/nxp/utes/ats)