Au Royaume-Uni

07 septembre 2020 07:47; Act: 07.09.2020 10:26 Print

La bataille pour l'extradition d'Assange reprend

Les États-Unis veulent que le fondateur de WikiLeaks soit extradé pour répondre à la justice américaine. Une audience pour en décider reprend ce lundi à Londres.

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Un manifestant à Londres, le 14 août 2020. (photo: KEYSTONE)

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Après plusieurs mois d’une interruption prolongée par la pandémie de nouveau coronavirus, la justice britannique reprend lundi, l’examen de la demande d’extradition du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, réclamé par les États-Unis qui veulent le juger pour la diffusion de centaines de milliers de documents confidentiels. L’Australien de 49 ans est poursuivi notamment pour espionnage par la justice américaine, pour avoir diffusé à partir de 2010 plus de 700 000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan. Il risque 175 ans de prison.

Les États-Unis reprochent au fondateur de WikiLeaks d’avoir mis en danger des sources des services américains. Les avocats d’Assange dénoncent quant à eux une procédure «politique» fondée sur des «mensonges».

«Peine de mort»

Avant la reprise à Londres de l’audience, qui doit durer trois ou quatre semaines, ses soutiens ont appelé à une manifestation devant la cour criminelle de l’Old Bailey, lundi matin. Julian Assange est actuellement emprisonné à la prison londonienne de haute sécurité de Belmarsh, où ses conditions de détention ont été dénoncées par le rapporteur de l’ONU sur la torture.

Son extradition s’apparenterait à une «peine de mort», a déclaré son avocate Stella Moris, devenue sa compagne, au Times samedi. La jeune femme de 37 ans craint que Julian Assange ne mette fin à ses jours et que les deux enfants qu’elle a eus avec lui pendant qu’il était reclus à l’ambassade d’Équateur à Londres ne grandissent sans leur père.

Le fondateur de Wikileaks avait été arrêté en avril 2019 après sept ans derrière les murs de la représentation diplomatique équatorienne, où il s’était réfugié après avoir enfreint les conditions de sa liberté sous caution, craignant une extradition vers les États-Unis.

(L'essentiel/afp)