En France

23 septembre 2020 07:12; Act: 23.09.2020 09:26 Print

Dix ADN inconnus sur un matelas de Fourniret

Il s’agit du même matelas, retrouvé dans la maison de la sœur défunte du tueur, sur lequel l’ADN partiel de la petite Estelle Mouzin a été relevé.

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La maison de la sœur défunte du tueur en série Michel Fourniret à Ville-sur-Lume (Ardennes, nord-est de la France). (photo: AFP)

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Une dizaine d’ADN inconnus ont été retrouvés sur un matelas saisi en 2003 dans la maison de la sœur défunte du tueur en série Michel Fourniret, dans les Ardennes françaises, a indiqué mardi à l’AFP, une source proche du dossier, confirmant une information du journal Le Parisien.

Le 21 août, l’avocat de son ex-femme Monique Olivier, Me Richard Delgenes, avait indiqué que l’ADN partiel d’Estelle Mouzin, une fillette de 9 ans disparue en 2003, avait été retrouvé à deux endroits sur ce même matelas, saisi dans la maison où le tueur en série est soupçonné de l’avoir séquestrée. La révélation de cette preuve matérielle, bien que souvent contestée car les traces ADN peuvent être transportées, s’ajoutait aux aveux mi-août de Monique Olivier. Cette dernière avait affirmé à la justice française que son ex-mari avait séquestré, violé et tué dans cette maison la fillette de neuf ans, disparue le 9 janvier 2003 à 200 km de là, à Guermantes (Seine-et-Marne, à l’est de Paris).

Déclarations alambiquées

Interrogé par l’AFP, l’un des avocats de la famille Mouzin, Me Didier Seban, a indiqué mardi à l’AFP avoir déposé avec Me Corinne Hermann sept requêtes auprès des juges d’instruction en charge du dossier pour savoir si ces traces ADN coïncidaient avec celles de personnes disparues. Selon Le Parisien, la dizaine d’ADN inconnus relevés sur le matelas de Ville-sur-Lume (Ardennes, nord-est de la France) seront comparés avec des ADN de victimes ou de disparues de dossiers non élucidés.

À 78 ans, le tueur en série Michel Fourniret, dont les déclarations alambiquées et les problèmes de mémoire compliquent la tâche des enquêteurs, avait fini par avouer en mars sa responsabilité dans l’affaire Estelle Mouzin: «Je reconnais là un être qui n’est plus là par ma faute», avait-il déclaré à la juge. Il avait aussi estimé «pertinent» le fait que le corps de la fillette puisse être dans l’une de ses anciennes propriétés des Ardennes.

Michel Fourniret a été déclaré coupable par la justice française en 2008 des meurtres de sept jeunes femmes ou adolescentes entre 1987 et 2001 et condamné à la perpétuité incompressible, avant d’être à nouveau condamné en 2018 pour un assassinat crapuleux. Il est également mis en examen pour les disparitions et la mort de Marie-Angèle Domece et Joanna Parrish, qu’il a avouées devant la juge Sabine Khéris.

(L'essentiel/afp)