En France

13 février 2019 22:26; Act: 14.02.2019 10:30 Print

Le «boxeur» de gendarmes prend un an ferme

Christophe Dettinger a été condamné, mercredi, à un an de prison ferme pour avoir violemment frappé deux gendarmes lors de l'acte 8 des «gilets jaunes».

storybild

Christophe Dettinger a été condamné, mercredi soir, à un an de prison ferme, aménageable en semi-liberté, et 18 mois de sursis avec mise à l'épreuve. (photo: AFP)

Sur ce sujet
Une faute?

L'ex-boxeur Christophe Dettinger a été condamné, mercredi soir, à un an de prison ferme, aménageable en semi-liberté, et 18 mois de sursis avec mise à l'épreuve pour avoir violemment frappé deux gendarmes le 5 janvier lors de l'acte 8 des «gilets jaunes». Le tribunal l'a également condamné à une interdiction de séjour à Paris pendant six mois, et à indemniser ses victimes, respectivement à hauteur de 2 000 et 3 000 euros.

«M. Dettinger, cela veut dire que ce soir vous dormez en prison. D'ici cinq jours, vous passerez devant le juge d'application des peines d'Evry, qui va mettre en place un régime de semi-liberté: vous dormirez en prison, mais vous pourrez continuer à travailler», a expliqué la présidente. La joie a éclaté à l'extérieur de la salle, une fois la «bonne nouvelle» digérée par la famille et les proches du «boxeur».

Un geste d'une «violence inouïe»

Le procureur avait requis trois ans dont un de sursis avec mise à l'épreuve et demandé le maintien en détention du prévenu, pour un geste d'une «violence inouïe» contre deux gendarmes, dont l'un s'est vu prescrire 2 jours d'ITT et l'autre n'a toujours pas repris le travail, après 40 jours.

À la barre, Christophe Dettinger a dit regretter son geste: «J'ai voulu empêcher une injustice et j'en ai créé une autre». L'audience a démarré avec la projection de vidéos amateur, devenues virales. Le «boxeur» a répété qu'il n'était pas un «sale gitan, un casseur de flic». Il a fini par demander «pardon», parce qu'il a compris quelque chose aujourd'hui: ce qu'il a fait lui restera toute sa vie, mais «ce sera aussi le cas pour ces gendarmes et leurs familles».

(L'essentiel/afp)